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    CultureLittératureFiodor Dostoïevski

    Fiodor Dostoïevski

    Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski est un écrivain russe, né à Moscou le 30 octobre 1821 et mort à Saint-Pétersbourg le 28 janvier 1881

    « L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux ». Condamné à mort à 27 ans, rongé par son addiction aux jeux d’argent, Dostoïevski (en russe : Фёдор Михайлович Достоевский) profondément amoureux de la Russie reste jusqu’à aujourd’hui un des plus grands auteurs de son temps, si ce n’est le plus grand.

    Biographie de Fiodor Dostoïevski

    La jeunesse de l’écrivain

    Fiodor Dostoïevski naquit le 30 octobre 1821 à Moscou, dans une famille de petite noblesse. Né d’une mère issue d’une famille de marchands et d’un père médecin militaire à l’hôpital des pauvres de Moscou, Fiodor passa les premières années de sa vie reclue avec son père dit alcoolique et un vrai tyran domestique.

    À 10 ans, ses parents acquirent deux terres dont une à Darovoye suite à la nomination de son père au poste d’assesseur de collège. Placés en 1834 dans la pension prisée de Tchermak, à Moscou, Fiodor et son frère Mikhaïl reçurent une éducation secondaire et se découvrirent une passion pour de nombreux auteurs célèbres tels que Victor Hugo, Georges Sand, Charles Dickens, William Shakespeare, Friedrich Von Schiller et bien sûr Alexandre Pouchkine. Ce fut une époque marquée par décès de leur mère Maria en 1837 suivant la mort de leur idole, Alexandre Pouchkine, tombé en duel. L’année suivante Fiodor intégra, sous la directive de son père, l’école du génie militaire de Saint-Pétersbourg. Son frère considéré inapte ne le suivra pas. L’école ne lui plut guère, il poursuivit sa route dans une solitude accentuée par l’absence de Mikhaïl.

    Abattu par la mort de sa femme, le père de Fiodor, sombra dans ses vices : alcoolisme, hostilité, énervement… Ce changement dans la personnalité de son père poussa Fiodor à s’en écarter d’autant plus et à développer une haine envers lui, haine partagée par les serfs de Darovoie qui n’acceptèrent plus ses agissements. Survenant en réalité d’une crise d’apoplexie, la mort du père de Fiodor fut idéalisée à posteriori racontant qu’un jour, trois serfs du village s’en prirent à Mikhaïl et l’assassinèrent [1]. Qualifiée de « congestion », l’affaire de sa mort est camouflée pour protéger les habitants du village du bagne. Ce fut, apparemment, la nouvelle de la mort de son père qui provoqua chez Fiodor un grand choc et première crise d’épilepsie [2].

    Des débuts difficiles

    Il fut assigné en 1843 au poste de sous-lieutenant attaché au bureau du Génie à Saint Pétersbourg. Ce poste l’ennuie « comme un plat de patates », il en démissionne à l’été 1844 et travaille sur Les Pauvres gens, son premier roman. Relut par le poète Nekrassov qui y vit un succès, le livre fut publié en 1846. Avant même la sortie de celui-ci, on qualifia Fiodor de « nouveau Gogol ». Il commença une tournée littéraire qui s’avéra malheureuse.

    Trahi par son manque de tenue, Fiodor s’attira les mauvais commentaires des critiques qui se moquèrent de lui. Le plus connu de ces libelles est celui publié par Ivan Tourgueniev. Les critiques s’enflamment suite à la publication de ses deux œuvres suivantes : Le Double, 1846 et La Logeuse, 1847 qui ne rencontrèrent, malheureusement pour lui, pas plus de succès que sa première publication. Ce fut très certainement lors d’une de ces soirées de déprime que Fiodor eut sa véritable première crise d’épilepsie.

    Devant la mort

    Dostoïevski commença alors naturellement à s’écarter des milieux littéraires moqueurs et se réfugia, en quelque sorte, dans des groupes qu’on pourrait qualifier de « gauchistes », parmi lesquels le cercle fouriériste de Mikhaïl Petrachevski qui voulait « se placer à la tête du mouvement intellectuel du peuple russe ». Ils repensaient la Russie et remettaient en cause le modèle absolutiste de Nicolas Ier. Méfiant, le général Orlov chargea un certain Antonelli de s’infiltrer dans le groupe et de monter un dossier de renseignement.

    Le Tsar, informé du dossier réagit sévèrement, surévaluant le degré de dangerosité du comité. Nous sommes en avril 1849, tous les membres du groupe sont arrêtés et transférés à la forteresse Pierre-et-Paul. Après 5 mois d’instruction, le 22 septembre 1849 à 6h du matin sur la place d’arme du régiment Séménovski, les 20 condamnés parmi lesquels se trouvent Fiodor sont alignés et les sentences tombent « condamnés à la peine de mort », les cercueils sont amenés, les soldats chargent leurs fusils, épaulent… Soudain une pause, le général lit « Les coupables sont graciés par la clémence infinie de Sa Majesté l’Empereur ».

    Fiodor Dostoïevski
    Portrait de Fiodor Dostoïevski par Vassili Perov, 1872

    Purger sa peine

    À 27 ans celui qui devait mourir va vivre, sa peine capitale fut commuée en 4 ans de travaux forcés et 4 ans de service comme soldat. Il traversa alors les montagnes de l’Oural, les fers aux pieds, en direction de la Sibérie pour purger sa peine. Après être passé par Tobolsk, il arriva le 23 janvier à Omsk. Il fut tout de suite mélangé avec les prisonniers de droit commun, le vrai peuple russe qu’il apprit à bien connaitre.

    Il termina sa peine en février 1854, ce après quoi il fut transféré à Semipalatinsk dans un régiment. Il y obtint le privilège de pouvoir habiter en ville, et non en caserne, dans une petite cabane dans laquelle il écrivit les Souvenirs de la Maison des Morts. Ce fut ici qu’il rencontra le baron Wrangel, procureur, qui lui permit d’améliorer sa situation. Il y rencontra également Maria Dmitrievna Issaïev, femme d’un petit fonctionnaire, avec qui il se maria quelques années plus tard lorsqu’il fut promu sous-lieutenant à la fin de l’année 1856.

    Toujours sous surveillance, il parvint à quitter l’armée et à rentrer à Saint-Pétersbourg. Il y retrouva son frère Mikhaïl avec qui il fonda le journal Le Temps, présentant une pensée située en un « juste milieu » pour dire modéré, qui se fit cependant censurer en 1863 suite à un article de Strakhov [3] qui déplut au gouvernement.

    Voyage en Europe

    Entre temps, le sevrage fut aboli en 1861 par Alexandre II, mais laissa tout de même place à des débuts de mouvements révolutionnaires, plus particulièrement chez les milieux étudiants qui critiquent vivement le tsar. En 1862, Fiodor partit en Europe, il visita Paris, Londres, mais toutes ces villes le déçurent. Son voyage fut gâché par le modernisme européen et son modèle démocratique, individualiste et matérialiste, ce qui ne fit que renforcer ses idées socialistes. Il y rencontra tout de même Pauline Souslova avec qui il ne s’entendra finalement pas du tout mais qui le marquera à jamais, en témoigne une grande majorité des personnages féminins de ses œuvres qu’elle a inspiré.

    En rentrant d’Europe, Fiodor Dostoïevski retrouva sa femme malade, il la fit transférer à Moscou, mais continua de vivre à Saint-Pétersbourg pour être près de son frère avec qui il fonda une nouvelle revue analogue à l’ancienne : L’Époque. Il vécut cette période entre les deux villes, ne cessant de bouger jusqu’en avril 1864 lorsque Maria, sa femme, mourut d’une tuberculose. Moins de trois mois après le destin vint s’abattre sur Fiodor, son frère mourut le 10 juillet de la même année. Il se retrouva à nouveau seul.

    Des dettes encore des dettes

    Couvert de dettes après avoir pris à sa charge les enfants de son défunt frère, Dostoïevski se tua à la tâche pour gagner assez d’argent, vendit ses livres moins chers mais en plus grande quantité. Il écrivit alors Crimes et châtiments, 1866 qui fut un succès immédiat. Il rencontra pendant ce temps-là Anna Grigorievna Snitkine qui devint sa sténographe, nouvelle technique d’écriture rapide, puis sa femme en 1867 alors qu’elle recopiait pour lui son roman Le Joueur. Ils partirent tous les deux en voyage pendant 4 ans pour fuir leurs créanciers et éviter la prison, en Allemagne puis en France, à nouveau en Allemagne et puis enfin en Suisse à Genève.

    À tous ces arrêts, Fiodor joua aux jeux d’argents, il devint obsédé et perdit toute sa fortune. Il dilapida ses biens jusqu’aux bijoux de sa nouvelle femme, ils n’eurent vite plus rien à manger. Ils parvinrent à se faire aider par Katkov, l’éditeur, qui leur fit une avance. Il écrivit pendant ce voyage L’idiot, 1868. À la même époque, sa femme tomba enceinte puis accoucha d’une fille, qui mourût peu après. C’est un désastre pour Fiodor, une fois de plus confronté à la mort. Ils rentrèrent finalement à Saint-Pétersbourg où Fiodor écrivit Les Possédés [4], 1871, un pamphlet antirévolutionnaire.

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    Climax

    Il finit par renoncer aux jeux d’argent, suite aux encouragements de son épouse qui mit au monde en 1871 un fils qu’ils nommèrent Fiodor. Il obtint une place de rédacteur en chef dans le journal Le Citoyen et ouvrit une rubrique très conservatrice et anti-européenne appelée Journal d’un écrivain, 1873 – 1881.

    Il publia dans le même temps son roman L’adolescent, 1875 qu’il écrivit à l’écart dans une maison louée à la campagne. Anna mit au monde un second fils, Alexis, peu après, dans cette même année 1875. Il construisit peu à peu sa popularité et se fit sa place dans la société, retournant dans les salons. En 1878, la réalité le rattrapa encore une fois, son fils Alexis mourut d’une crise d’épilepsie. Jusqu’au bout il subit ce calvaire, jusqu’à la publication de ce qui sera son dernier ouvrage : Les frères Karamazov, 1879 qui rencontra un succès immense. Ce fut l’apothéose pour Dostoïevski, il fut sollicité en mai 1880 à l’occasion des fêtes de Moscou pour faire un discours en faveur de Pouchkine, son héros de toujours.

    Le discours du mois de mai eut un succès sans pareil mais comme à l’accoutumée avec Dostoïevski, le succès côtoie la misère. Le 27 janvier 1881, au matin il aurait déclaré « Je mourrai aujourd’hui » avant d’ouvrir le Nouveau Testament et de lire la parole du Christ « Ne me retiens pas maintenant, car c’est ainsi qu’il nous faut accomplir toute justice ». Il mourût à 20h35. Le 1er février, 5 jours après, un hommage lui fut rendu, 60 000 personnes accompagnèrent son cercueil jusqu’à l’église. Un mois plus tard le tsar Alexandre II tomba, assassiné par les bombes d’un groupe nihiliste du mouvement Narodnaïa Volia[5] , assistant à une parade militaire.

    Fiodor Dostoïevski est entéré à Saint-Pétersbourg au cimetière Tikhvine du monastère Saint-Alexandre-Nevski à côté des plus grands comme Tchaïkovski, Chichkine, Glinka ou Rimski-Korsakov.


    [1] C’est son autopsie qui révéla qu’il décéda en fait d’une crise d’apoplexie.

    [2] Elle aura en réalité lieu quelques années plus tard.

    [3] Nikolaï Strakhov, philosophe russe, était un collaborateur actif du journal Le Temps monté par les frères Dostoïevski. Il est un des auteurs à l’origine des idées du Potchvennitchestvo (slavisme « terrien »).

    [4] Le titre original « Бѣсы » signifie plus exactement « les démons » et non « les possédés » qui serait une faute de traduction dans la version anglaise.

    [5] « Народная воля » signifie « Volonté du peuple » ou « Liberté du peuple ».

    Quelques faits sur Fiodor Dostoïevski

    1. À l’école d’ingénieurs, les camarades de classe de Fiodor Dostoïevski le surnommaient le moine Fotiy pour sa religiosité, sa modestie, sa solitude, son indifférence à la danse et au chant choral.
    2. Fiodor Dostoïevski a signé un accord pour la publication de son roman Le joueur en raison de ses dettes. Selon les termes de cet accord, il devait soumettre un nouveau roman avant le 1er novembre 1866. S’il rompait le contrat, l’éditeur recevait le droit de publier gratuitement toutes les œuvres de l’écrivain pendant 9 ans. Dostoïevski écrivait avec passion Crime et Châtiment lorsqu’il s’est souvenu de ses obligations. L’écrivain a engagé une sténographe professionnelle, Anna Snitkina. S’appuyant sur les expériences de son voyage à l’étranger, il lui dicte le texte de son nouveau roman, Le joueur, du 4 au 29 octobre. L’ouvrage est rendu dans les délais et une semaine plus tard, Dostoïevski demande en mariage Anna Snitkina, qui a 25 ans de moins que lui.
    3. Son impressionnabilité était clairement hors norme. Quand une femme lui disait non, il s’évanouissait. Et si elle disait oui, le résultat était souvent le même.
    4. Dire que Fiodor Dostoïevski possédait une sexualité exacerbée, c’est presque rien de le dire. Cette qualité physiologique était si développée chez lui que, malgré tous les efforts pour la cacher, elle éclatait involontairement en paroles, en regards et en actions. Ceci,a été remarqué par son entourage et ridiculisé. Turgenev l’appelait le « marquis de Sade russe ». Incapable de contrôler son feu sensuel, il avait recours aux services de prostituées. Beaucoup d’entre elles, refusaient les offres de l’écrivain : trop inhabituelles.
    5. Une seule chose pouvait le sauver de l’abîme de la débauche : une femme qu’il aime. Et quand une telle femme est apparue dans sa vie, Dostoïevski a été transformé. C’est elle, Anna, qui était son ange sauveur, son aide, et le « sex-toy » avec lequel il pouvait faire n’importe quoi sans culpabilité ni remords. Elle avait 20 ans, il en avait 45. Anna était jeune et inexpérimentée, et ne voyait rien d’étrange dans l’intimité que lui offrait son mari. Même si elle désapprouvait, ou n’aimait pas ce qu’il voulait, elle ne lui disait pas non, et ne révélait pas son mécontentement de quelque manière que ce soit. Elle a écrit un jour : « Je suis prête à passer le reste de ma vie à genoux devant lui. Elle a fait passer son plaisir avant tout le reste. Il était Dieu pour elle…
    6. Dostoïevski était incroyablement jaloux. Sa jalousie lui arrivait soudainement, parfois en un clin d’œil. Il pourrait soudainement rentrer chez lui pour une heure – et commencer à fouiller les armoires et regarder sous tous les lits ! Ou être jaloux d’un vieil homme infirme à côté. Dostoïevski élabore pour sa seconde épouse, Anna Snitkina, une série de règles auxquelles, à sa demande, elle adhérera à l’avenir : ne pas marcher dans des robes moulantes, ne pas sourire aux hommes, ne pas rire dans une conversation, ne pas se maquiller… Anna suiva les règles et se comportera avec les hommes d’une manière très sobre et sèche.

    L’Oeuvre de Dostoïevski

    Avant d’être un grand auteur, Dostoïevski fut avant tout un grand lecteur. Dès son enfance il se prit de passion pour des monuments tels que Victor Hugo, Balzac, Shakespeare, Racine, Molière, Dickens ou Pouchkine. On en retrouve dans ses œuvres une empreinte importante : son roman Les Pauvres Gens, 1846 largement inspiré de la « comédie humaine » de Balzac ; les scènes de dialogues dramatiques tirés du théâtre classique de Molière ; l’exubérance de personnages et de situations différentes.

    La religion occupe une place importante dans l’œuvre de Dostoïevski. Il est très croyant, tourmenté dans un combat spirituel, pensant que le Christ est le seul capable de sauver l’âme russe et son peuple. Il met en scène dans ses romans des personnages plus ou moins ressemblant au Christ, avec des caractères bienveillants, miséricordieux, sacrificiels (Sonia Marmeladova dans Crime et Châtiment, 1866 qui se prostitue pour aider sa famille financièrement), rédempteurs et une simplicité morale frappante.

    Il entretient via ses personnages la relation qu’il a avec le Christ, Aliocha en est la preuve dans Le journal d’un écrivain, 1873 il écrit « Peut-être que l’unique amour du peuple russe est le Christ, et il aime sa figure à sa façon, c’est-à-dire jusqu’à la souffrance. » Il va même jusqu’à imaginer le retour du Christ à Séville pendant l’inquisition espagnole dans Le Grand inquisiteur, récit contenu dans le roman Les frères Karamazov, 1880.

    Romans

    • 1846 : Les Pauvres Gens
    • 1846 : Le Double
    • 1848-1849 : Nétotchka Nezvanova (inachevé)
    • 1859 : Le Rêve de l’oncle
    • 1859 : Le Bourg de Stépantchikovo et sa population (connu aussi sous le titre Carnet d’un inconnu)
    • 1861 : Humiliés et Offensés
    • 1860-1862 : Souvenirs de la maison des morts (connu aussi sous le titre Les Carnets de la maison morte)
    • 1864 : Les Carnets du sous-sol
    • 1866 : Crime et Châtiment
    • 1866 : Le Joueur
    • 1868-1869 : L’Idiot
    • 1870 : L’Éternel Mari
    • 1871 : Les Démons
    • 1875 : L’Adolescent
    • 1880 : Les Frères Karamazov

    Autres publications

    • 1847 : Les Annales de Pétersbourg
    • Correspondance
    • Carnets : éditions Payot et Rivages, Paris, 2005. Extraits des carnets de l’auteur de 1872 à 1881.

    Nouvelles

    • 1846 : Du danger de se livrer à des rêves ambitieux
    • 1846 : Monsieur Prokhartchine
    • 1847 : Un roman en neuf lettres
    • 1847 : La Logeuse (autre traduction : L’Hôtesse)
    • 1848 : Polzounkov
    • 1848 : La Femme d’un autre et le mari sous le lit
    • 1848 : Un sapin de Noël et un mariage
    • 1848 : Les Nuits blanches
    • 1848 : Un cœur faible
    • 1848 : Récits d’un vieux routier, comprenant :
      • Le Soldat en retraite53
      • Le Voleur honnête
    • 1848 : Le Mari jaloux
    • 1849 : Le Petit Héros
    • 1862 : Une sale histoire
    • 1863 : Notes d’hiver sur impressions d’été
    • 1865 : Le Crocodile
    • 1873 : Journal d’un écrivain :
      • Bobok
      • Petites Images
      • Le Quémandeur
    • 1874 : Petites Images (en voyage)
    • 1876 : Journal d’un écrivain :
      • Le Garçon « à la menotte »
      • Le Moujik Maréï
      • La Douce (autres traductions : Une femme douce, Douce, La Timide)
      • La Centenaire
      • Deux suicides
    • 1877 : Journal d’un écrivain :
      • Le Rêve d’un homme ridicule
    • 1878 : Le Triton
    • 1880 : Discours sur Pouchkine

    Citations

    Les souvenirs de la Maison des morts est le meilleur livre de toute la nouvelle littérature russe, Pouchkine compris

    Léon Tolstoï

    Dostoïevski est le seul qui m’ait appris quelque chose en psychologie

    Nietzsche

    Il n’y a pas d’erreur, c’est un roi. Peut-être est-il, après Eschyle et Shakespeare, l’humain qui est descendu le plus profondément, le plus âprement dans l’abîme des cœurs et corps

    Léon Daudet

    Les musées dédiés à Fiodor Dostoïevski en Russie

    Musée littéraire et commémoratif Dostoïevski à Saint-Pétersbourg

    Ce musée a ouvert le 13 novembre 1971 dans la maison du 5/2 Kuznechny pereulok. Dostoïevski avait loué deux fois un appartement dans cette maison pour une très courte période en 1846 et d’octobre 1878 au jour de sa mort, le 28 janvier 1881. Le début et la fin de son parcours créatif se sont avérés être liés à cette bâtisse. C’est là qu’il a écrit son premier roman, Le Double, et c’est là qu’il a écrit son dernier roman, Les Frères Karamazov. L’appartement des Dostoïevski a été reconstitué à partir des souvenirs de contemporains et de la femme de l’écrivain.

    Appartement-musée Dostoïevski à Moscou

    Fiodor Dostoïevski a vécu dans un appartement sur la rue Novaya Bozhedomka à Moscou de 1823 à 1837. Cette rue a été rebaptisée en l’honneur de l’écrivain en 1954. Il est intéressant de noter que les locaux n’ont jamais été reconstruits, les murs, les poêles et les plafonds ont été conservés tels qu’ils étaient du vivant de l’écrivain.

    Maison en bois à Darovoye

    Mikhail Dostoevsky choisit Darovoye en 1831. Ce domaine est ensuite devenu la résidence ancestrale de deux générations de la famille Dostoïevski – enfants et petits-enfants. L’histoire des Dostoïevski au Darovoye s’est terminé avec Maria Alexandrovna Ivanova, la nièce de l’écrivain, en 1929.

    Musée Dostoevsky de Novokuznetsk

    Novokuznetsk est la ville où Fiodor Dostoïevski rencontre sa femme Maria Isaeva. Ils se marient l e 6 février 1857 à l’église d’Odigitrievsk. En tout, Dostoïevski a passé un peu plus de vingt jours à Novokouznetsk, une petite ville de la province de Tomsk, située à 530 kilomètres de Semipalatinsk.

    On retrouve également des musées à Omsk, Semipalatinsk et Staraya russa.

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