L’Ermitage de Saint-Pétersbourg

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Le musée de l’Ermitage est mondialement connu pour ses collections impressionnantes, quelques notions sur son histoire est un atout important pour bien organiser sa visite.

Cet article a été rédigé par Maxim Vishnevskiy de Maxiguide.ru, guide français à Saint-Pétersbourg qui peut vous faire découvrir les secrets cachés de l’Ermitage et des plus beaux endroits de la Venise du nord. N’hésitez pas à le contacter sur sa page Facebook ici.

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Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg sur ARTE, vidéo de 52 minutes

L’Ermitage en quelques chiffres

Fondé en 1764, c’est aujourd’hui le plus grand musée du monde en objets exposés. On considère ses collections à plus de 60 000 pièces exposées dans 1057 salles. Sans pour autant oublier près de trois millions d’objets qui sont conservés dans les réserves dont les plus modernes sont situées hors du centre historique de la ville. Les collections présentent presque toutes les époques et une très large géographie. C’est aussi une des plus grande collection au monde de peintures avec plus de 16 000 toiles. Parmi les œuvres exposées, figurent des peintures de maîtres hollandais et français comme RembrandtRubensHenri Matisse et Paul Gauguin. On y trouve également deux toiles de Léonard de Vinci ainsi que trente et une peintures de Pablo Picasso. Le musée emploie 2 500 personnes et utilise l’aide de nombreux stagiaires gérés par le service des volontaires du musée de l’Ermitage.

Mais que cachent ces chiffres destinés à épater le public venu du monde entier?

A raison de 20 secondes par oeuvre, il vous faudra une année complète pour toutes les voir. Faites un choix et allez voir ce qui vous intéresse le plus.
musée de l'ermitage
  • Visite guidé en français à partir de 3000 roubles

    Tarif plein: 700 RUB
    Tarif réduit: 400 RUB

  • Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h00 et jusqu’à 21h le mercredi

  • info@hermitageshop.com

  • +7 (812) 429-74-07

Un peu d’histoire sur l’Ermitage

Pour comprendre l’Ermitage il faut se pencher sur l’histoire de la formation de sa collection qui est étroitement liée à l’histoire de la Russie.

La fondation de Saint-Pétersbourg et les reformes de Pierre le Grand avaient déclenché l’européanisation de l’élite de la société Russe du XVIIIème siècle. Elisabeth, la fille de Pierre Le Grand, fait construire le palais d’Hiver au cœur de la nouvelle capitale. Le chantier n’est terminé qu’un an après sa mort et c’est Catherine II qui va occuper les lieux. En 1764 Catherine II commande la construction d’un nouveau palais qui correspondrait mieux aux goûts de l’impératrice. Ce bâtiment abrite un élément qui lui vaut son nom – un cabinet doté d’une table mécanique qui selon la mode de l’époque est un moyen de se faire servir sans serviteur donc dans une intimité d’ermite – c’est l’Ermitage. Et c’est la même année de 1764 qu’on fait la première grande acquisition sur les conseils de Denis Diderot d’un ensemble de près d’un millier de tableaux. Suite à plusieurs interventions sur le marché de l’art européen Catherine II achète en 1772 aux héritiers de Louis Antoine Crozat presque 400 tableaux de premier niveau. Parmi ces œuvres il y a des peintres comme Giorgione, Raphael, Rembrandt, Chardin, Rubens, Titien etc. Mais à cette époque le musée proprement dit n’existe pas encore. C’est la collection privée de l’impératrice de la Russie.

La croissance spectaculaire du nombre de tableaux révèle la nécessité d’agrandir les locaux. C’est entre 1771 et 1787 qu’on construit le bâtiment le long des quais de la Neva qui prend le nom du Grand Ermitage. Aujourd’hui, au premier étage, on y expose l’art italien du XIIème au XVIIème siècles dont notamment les fameux da Vinci. Ce n’est pas tout ! En 1792 l’architecte Quarenghi ajoute au grand Ermitage une copie quasi exacte des loges de Raphael du palais épiscopal du Vatican et on y fait peindre la fameuse fresque. Ensuite, toujours sur le quai de la Neva on rajoute le théâtre. Tous ces bâtiments – le palais d’Hiver, le palais de l’Ermitage, le grand Ermitage, le théâtre de l’Ermitage sont reliés par des ponts couverts. Le plus élégant est dressé au-dessus du canal d’Hiver qui sépare le grand Ermitage du théâtre. Désormais l’ensemble du quai des palais prend l’aspect actuel.

C’est en 1837 que Nicolas Ier invite l’architecte allemand Léon Kleints pour la construction d’un bâtiment du musée des collections impériales mais destiné cette fois au grand public. C’est le Nouvel Ermitage. Connu par son entrée somptueuse décorée par de gigantesques Atlantes. Inauguré le 5 février 1852 ce bâtiment devient l’entrée principale du musée de l’Ermitage. Mais le palais d’Hiver est encore un palais – la résidence principale des empereurs de Russie.

Ce n’est qu’à la révolution de 1917 que le bâtiment du palais d’Hiver petit à petit se fait absorber par des collections toujours grandissantes du musée de l’Ermitage. Les nouvelles acquisitions ont pu être possibles après la Révolution de 1917 suite à des nationalisations de multiples collections privées de l’ancienne capitale, à des reconfigurations d’autres musées.

Durant les années trente, l’Ermitage a connu quelques lourdes pertes. Certains de ses chefs-d’œuvre ont été vendus à l’étranger. En même temps le musée reçoit de Moscou une part importante de la collection d’oeuvres d’impressionnistes des mécènes Chtchoukine et Morozov. Notamment pour cette partie un nouveau grand bâtiment est affecté à l’Ermitage – l’Etat-major. Cela fait 6 grands bâtiments situés en plein cœur de Saint-Pétersbourg. Et on attend le nouveau projet pour le réaménagement de l’ancienne Bourse située sur l’ile Vassilievski.

2018-12-07T00:41:25+00:00 29 novembre 2018|Musées, Saint-Pétersbourg|