Fond des Diamants du Kremlin

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Les trésors du Fond des diamants (en russe: Алмазный фонд) de la Fédération de Russie présentent une collection unique de pépites, de métaux précieux et de pierres précieuses de valeur historique et artistique, ainsi qu’une collection de bijoux uniques et d’autres objets en métaux précieux et pierres précieuses. La collection est sans aucun doute l’une des collections les plus importantes et les plus significatives au monde. C’est la partie la plus célèbre du trésor d’État et à fortiori de plus en plus difficile à visiter. Son long développement est étroitement associé à l’histoire de l’État russe.

Il comprend des chefs-d’œuvre d’art joaillier des XVIIIème, XIXème et XXème siècles, des gemmes rares, des insignes, des pépites d’or et de platine de grande valeur historique, artistique, scientifique et matérielle.

L’exposition du ‘Fond des Diamants’ a été inaugurée en 1967 sur le territoire du Kremlin de Moscou. C’est une subdivision du Gokhran de Russie (Centre de Stockage d’Etat des Métaux Précieux et Pierres Précieuses).

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L’histoire du fond des diamants

Le Fond des Diamants est une collection unique d’objets historiques, de bijoux, de spécimens rares de pierres précieuses, de pépites d’or et de platine. C’est l’un des rares trésors au monde qui conserve les joyaux de la couronne.

Son histoire commence avec le Décret de Pierre le Grand (1719), selon lequel une salle spéciale serait aménagée pour stocker les “objets appartenant à l’Etat”. Il a ensuite été baptisé Chambre des Diamants, et destiné aux insignes et aux bijoux de cérémonie portés par les membres de la famille royale lors d’occasions spéciales.

Sous le règne de la dynastie des Romanov, le trésor s’enrichit de nombreux joyaux. Une grande variété d’articles et de bijoux richement décorés de pierres précieuses ont été fabriqués au cours de cette période. La cour russe était caractérisée par sa splendeur et sa magnificence, en particulier sous le règne d’Élisabeth I et de Catherine II. C’était l’une des cours royales les plus impressionnantes d’Europe.

Les meilleurs joailliers, tels que J. Posier, le père et le fils Duval, L. Pfisterer, G. Eckart, ont été invités à travailler pour la cour. Ils ont créé des œuvres de haute joaillerie, qui sont actuellement présentées à l’exposition.

Première moitié du XVIIIème siècle

La formation officielle de la collection a commencé dans la première moitié du XVIIIème siècle, lorsque l’empereur Pierre le Grand a décidé de créer un dépositaire d’État chargé des objets de valeur de la couronne.

En 1719 fut créée une agence spéciale, ‘Kamer Сollegium’, dont la charte enregistrait avec précision tous les apparats actuels et les procédures établies pour leur stockage. L’idée de Pierre le Grand de créer des symboles du pouvoir d’importance nationale fut ensuite étendue à d’autres objets de valeur. La charte et le personnel en charge des joyaux de la couronne changeaient avec chaque nouveau souverain

Deuxième moitié du XVIIIème siècle – XIXème siècle

Les joyaux de la couronne étaient stockés dans une zone spécialement protégée – la Chambre de Sa Majesté, aussi appelée la Salle des Diamants. En 1764, sous le règne de Catherine II, la chambre à coucher de l’impératrice fut repensée par l’architecte Yu.M. Felten pour accueillir la Salle des Diamants. Les contemporains la décrivaient comme la plus riche des chambres, regorgeant de trésors.

Première moitié du XXème siècle

Au début de la Première Guerre Mondiale, alors que le front s’approchait de Saint-Pétersbourg, les apparats de cérémonie impériaux, les joyaux de la couronne, le livre généalogique de la famille impériale et les témoignages de la famille furent évacués vers le Kremlin de Moscou et placés dans la Salle de la Couronne de la Salle d’Armes (Palais des armures).

L’évacuation s’est faite à la hâte mais les objets de valeur ont été traités avec un soin incroyable. Parmi ces pièces de valeur, ont trouvait notamment le livre d’inventaire du trésor, datant de 1898, et détaillant les valeurs réestimées de chaque pièce du trésor. Ce document a servi de source à une étude plus approfondie de la collection et à sa description.

Deuxième moitié du XXème – début du XXIème siècle

Les années 1950 ont ouvert une nouvelle page dans le développement des ressources du pays.

En 1954, Ludmila Popugaeva, géologue de Leningrad, découvrit le premier filon de diamant de kimberlite, « Zarnitsa ». Puis l’un des plus importants gisements de diamants de Yakoutie, le filon « MIR », fut découvert en 1955.

La collection de Gokhran s’est alors enrichie d’un certain nombre de gros diamants et de pièces de joaillerie modernes. Le Fond des Diamants reçut également une collection unique de pépites d’or et de platine, notamment la célèbre collection de minéraux de Catherine II.

Une exposition temporaire du Fond des Diamants fut inaugurée dans les locaux de la Salle d’Armes le 2 novembre 1967 pour commémorer le 50ème anniversaire de l’État soviétique. A cette occasion il fut décidé de présenter l’exposition aux invités venus à Moscou pour les célébrations. Il était prévu que cette exposition unique et temporaire serait présentée pendant un an, avant d’être retournée au Gokhran. Mais l’exposition est devenue un événement majeur dans la vie culturelle du pays et s’est avérée être un tel succès que le gouvernement a décidé de la rendre permanente.



Les collections du fond des diamants

Joyaux de la Couronne

Les trésors du Fond des Diamants, qui ont rendu la collection célèbre dans le monde entier, comprennent un ensemble de pièces utilisées lors des couronnements et d’autres occasions spéciales, conçues pour démontrer la gloire et la richesse de l’Empire.

La collection du Fond des Diamants comprend la Grande Couronne Impériale, la Petite Couronne Impériale, le Sceptre, l’Orbe, le Fermoir à Boucle, la Grande Chaîne et l’Étoile de l’Ordre de Saint-André. (Tous ces bijoux sont présentés à l’exposition)

La grande couronne impériale a été créée pour le couronnement de l’impératrice Catherine II en 1762. Elle a été fabriquée par le joaillier de la cour Georg Friedrich Eckart et l’artisan du diamant Jeremiah Posier en l’espace de deux mois et demi. La couronne est décorée de 4.936 diamants (pour poids total de 2.858 carats) et de 75 grandes perles indiennes mattes. L’un des joyaux les plus célèbres de la couronne est un spinelle de 398,72 carats. Si nous ne comptons que la valeur des pierres sans la valeur historique nous dépassons déjà les 100 millions de dollars pour cette pièce.

La couronne est vraiment incroyable en raison de son art parfait et de sa beauté.

La collection du Fond des Diamants présente également l’orbe réalisé pour le couronnement de l’impératrice Catherine II par le bijoutier de la cour G.F. Eckart. Il s’agit d’un globe en or finement poli, entouré de ceintures de diamants. L’orbe est surmonté d’une croix et décoré d’un saphir de Ceylan pesant 195 carats.

Pièces du milieu du XVIIIème siècle

Les bijoux du milieu du XVIIIème siècle ont été créés sous le règne de l’impératrice Elisabeth I. Cette époque a été une étape importante dans la constitution de la collection du Fond des Diamants. Les bijoux du milieu du XVIIIème siècle se distinguent par des couleurs joyeuses, un design asymétrique sophistiqué et un savoir-faire artisanal pointu.

Le grand bouquet est un exemple de décoration pour le vêtement de cérémonie de l’impératrice. Des fleurs stylisées, telles que des roses sauvages, des iris, des jonquilles et des myosotis en diamants, ainsi que des feuilles d’émeraudes plates, sont placées sur des tiges souples en or à différents niveaux et angles, créant ainsi un effet 3D. En raison du poids des pierres précieuses, les tiges flexibles tremblent et, au moindre mouvement, les fleurs et les feuilles tremblent comme un bouquet de fleurs naturelles. Un diamant naturel unique de couleur violet pâle, et pesant 15,5 carats, est entouré d’un cadre délicat au centre du bouton de l’iris. Le joaillier a obtenu un effet polychrome en plaçant des morceaux de feuille multicolores sous les diamants.



Pièces de la deuxième moitié du XVIIIème siècle

A cette période, les diamants prennent une position dominante dans les bijoux. Les bijoux de la seconde moitié du XVIIIème siècle se caractérisent par une tendance à n’utiliser que des pierres claires serties d’argent pour leur donner un aspect pur et incolore. La préférence pour les diamants blancs n’était pas seulement due à l’évolution de la mode, mais également au fait que les bijoutiers avaient alors parfaitement maîtrisé la technique de taille et pouvaient parfaitement mettre en valeur la beauté du diamant. Rien d’étonnant à ce que cette période de l’histoire de l’art des bijoux en Russie s’appelle ‘l’âge du diamant’.

Un élément intéressant est le ‘Porte Bouquet’. Réalisé vers 1770, les tiges des fleurs faites d’or et recouvertes d’émail vert sont nouées d’un élégant ruban de diamant et d’un nœud souple avec des bouts détachés au sommet. Le bijou, creux à l’intérieur, était utilisé comme vase miniature pour des fleurs fraîches. Il était rempli d’eau et fixée au corsage d’une tenue de cérémonie par une épingle spéciale.

Pièces du premier tiers du XIXème siècle

Au début du XIXème siècle, le monde est fasciné par l’art ancien. Le bijou le plus répandu en Russie d’alors était le diadème, une coiffe en forme de ‘kokoshnik’. Appelé ‘le diadème russe’ en Occident, il était très populaire auprès des grandes maisons de joaillerie telles que Cartier, Boucheron, etc. Les diadèmes sont restés à la mode à la cour de Russie jusqu’au début du XIXème siècle.

La collection du Fonds des Diamants comprend le diadème Kokoshnik de l’impératrice Maria Feodorovna, épouse de l’empereur Paul I. Sa forme est typique du style empire : un triangle formé de diamants de différentes formes, coupes et tailles. Les Briolettes, des pierres précieuses allongées en forme de poire, sont mobiles. Elles oscillent et scintillent au moindre mouvement de tête. La pierre centrale de la composition est un rare diamant rose pâle pesant 13,35 carats.



Diamants historiques

La collection du Fond des Diamants comprend sept joyaux de renommée mondiale, trois diamants et quatre pierres de couleur qui ont une histoire riche et étonnante.

Le diamant Orlov est le plus grand et le plus célèbre d’entre eux, et son histoire est extraordinaire.
D’origine indienne, c’est un diamant pur facetté d’une légère nuance bleu verdâtre taillé de 180 facettes en forme de ‘rose indienne’ . Il a une hauteur de 22mm, une largeur de 31/32mm, et une longueur de 35mm pour un poids de 199,6 carats.
Le plus gros diamant découvert en Inde l’a été dans la région de Golkonda, et a appartenu au grand moghol puis au shah de Perse.
Depuis 1774, ‘Orlov’ est incrusté dans le sceptre impérial de Catherine II.

En raison du manque de descriptions précises de la pierre, l’histoire d’Orlov est largement basée sur des légendes. De nombreux chercheurs ont supposé, à tort, que Orlov et Kochinor (un autre diamant célèbre d’origine indienne, incrusté dans la couronne britannique de la reine Elisabeth) était une seule et même pierre.

La légende de l’entrée du diamant en Europe est décrite en détail dans le livre «Les pierres précieuses et nobles» du français Louis Dutan, publié en 1783 à Florence. Dutan écrit que le diamant Orlov était “l’œil de la célèbre statue de Sheringam dans le temple de Brahma”. Dutan raconte qu’un soldat français, en désertant l’armée indienne, est entré dans le temple en tant que serviteur et a découvert les précieux diamants qui y étaient stockés. Ils étaient incrustés dans les orbites de l’idole sacrée de la divinité hindoue Ranganatha. Venu pour voler les pierres précieuses, le soldat a adopté l’hindouisme et a commencé à servir dans le temple sous l’apparence d’un brahmane. Après avoir gagné la confiance du reste des brahmanes, il fut nommé gardien du sanctuaire central. Une nuit, pendant un orage, il vola un diamant des orbites de l’idole et fuit le temple pour se rendre auprès de l’armée britannique, puis jusqu’à Madras où il vendit la pierre à un capitaine anglais pour 2000 livres. Revenu à Londres, le capitaine y a revendu la pierre à un marchand juif. Une fois arrivés à Londres, on peut facilement retracer le sort de la pierre, qui après une série de reventes, a été achetée par un arménien, Gregory Safras.

Le diamant Orlov et Catherine II
Il existe deux versions expliquant comment la pierre est arrivée à Catherine II. Une version plus romantique affirme que la pierre a été présentée à l’impératrice par son favori, le comte Grigory Orlov, le 24 novembre 1773, lors d’une fête à l’occasion de son anniversaire. Une version plus prosaïque est que Catherine II s’intéressait elle-même au diamant et l’a acheté avec l’argent du trésor. Pour éviter les désagréments auprès des nobles et du peuple, dissimuler le coût énorme de cet acquisition, elle demanda au comte Orlov de lui présenter la pierre comme cadeau.

Une autre des pierres précieuses historiques de renommée mondiale, et la deuxième de Russie en terme valeur après le diamant Orlov, est le diamant ‘Shah’. C’est un diamant d’une pureté immaculée, pesant 88,7 carats. Il a une teinte brun jaunâtre et n’est pas taillé, mais seulement poli. C’est un cristal naturel allongé à huit faces qui ressemble à un prisme rhombique biseauté.

Le diamant « Shah » a plusieurs aspects intéressants. c’est un échantillon exceptionnel de diamants caractéristiques des Indes et un monument de l’histoire de l’Inde. Par ailleurs, il est orné de trois gravures anciennes.

Il aurait été découvert vers 1450. La première gravure date de 1591 et marque le nom de son premier propriétaire, Burkhan II. En 1595, le diamant serait devenu la propriété du Grand Mogol. La deuxième gravure remonte à 1641 marque également le nom de son nouveau propriétaire le grand nabab Jehan Shah. Puis vers 1660 la pierre fut vendue à Aurangzeb, avant de passer au Shah Nadir en 1738 et de prendre la direction de la Perse, où elle fut gravée une troisième fois au nom de Fathali Shah en 1828. Le diamant Shah arrive ensuite en Russie en 1829 auprès de l’empereur Nicolas I, donné au gouvernement russe par le prince persan Hosrev-Mirza, fils l’héritier du trône Abbas-Mirza, en compensation du meurtre d’Alexandre Sergueïevitch Griboïedov et des diplomates de l’ambassade de Russie à Téhéran le 30 janvier 1829.
Cependant, beaucoup pensent que ce ‘prix du sang’ n’est qu’une légende née de l’histoire de Yuri Nikolayevich Tynyanov, «La mort de Wazir-Mukhtar». Comme le chercheur iranien Vladimir Fedorovich Minorsky l’a établi en 1923 , le gouvernement russe n’a pas exigé de paiement pour le sang versé par la délégation russe, mais a seulement envoyé une ambassade avec des excuses et puni les coupables.
En fait, la mission diplomatique du prince persan avait plusieurs autres objectifs. Le traité de Turkmanchay (après l’armistice de la guerre russo-persane de 1826-1828) de 1828 obligeait la Perse à verser à la Russie une contribution de 10 kururs (20 millions de roubles). En décembre 1828, la Perse ne pouvait payer que 8 kururs. La mission du prince en Russie était d’apporter de grandes richesses (diamant Shah, pierres précieuses, manuscrits précieux, or, chevaux arabes et tapis du Cachemire) supposées rembourser le reste de la contribution.
En 1922, il est transféré au Fond des Diamants au Kremlin de Moscou.

Un autre joyau historique de la collection est une émeraude colombienne vert foncé avec une légère teinte bleuâtre pesant 136,25 carats. Le bijou appartenait à la grande-duchesse Alexandra Iosifovna, épouse du grand-duc Konstantin Nikolayevich. L’émeraude est sertie dans une élégante broche en diamant représentant une guirlande de feuilles de vigne stylisées alternant avec de gros diamants ronds. La pierre aurait été trouvée au Moyen Âge et a été conservée dans un temple colombien jusqu’à ce qu’elle soit apportée en Europe par les conquistadors.

Parmi les diamants historiques, le Fond des Diamants présente également un incroyable diamant complètement plat de 25 carats et d’une superficie totale de 7,5 mètres carrés. Inséré dans un bracelet en or de style gothique, il s’agit d’un diamant ‘portrait’ dans lequel est insérée une miniature colorée de l’empereur Alexandre I. Cette pierre est considérée comme le plus gros des diamants portrait jamais utilisés dans le monde. Le diamant est serti dans un bracelet fabriqué sur commande en France au XIXème siècle.

Une autre pierre précieuse historique de la collection est une magnifique spinelle géant rouge vif, pesant environ 399 carats. La spinelle est une pierre rouge à facettes de couleur uniforme et à la netteté et la transparence parfaites. Elle est inséré dans la Grande Couronne Impériale.
Réalisé par le maître Pozier en 1762 spécialement pour le couronnement de Catherine la Grande, la couronne est faite d’or pur sous la forme d’hémisphères ajourés, est ornée d’une dispersion continue de fleurs décoratives en diamant et est ‘couronné’ par cette magnifique spinelle. La couronne contient environ cinq mille diamants. Cette couronne, la plus chère du monde, pèse presque 2 kg.

Une autre des sept pierres historiques du Fond des diamant de Russie est un ancien saphir géant de Ceylan, inséré dans un cadre en or ajouré d’une exquise broche incrustée de nombreux diamants.
Ce saphir est considéré comme le plus grand et le plus beau saphir du monde. Son poids est proche des 260 carats, et sa facette unique surpasse toute description par son originalité, et son étonnante et riche couleur bleu lilas ainsi qu’à sa merveilleuse transparence.
Malheureusement, peu de choses sont connues sur l’origine de cette pierre. Cependant, d’après des légendes, elle a également beaucoup voyagé, de l’Inde à la Perse puis par le Caucase avant d’atteindre la Russie.

Septième pierre historique de la collection du Fond des Diamants, la plus grande chrysolite vert olive du monde, pesant plus de 190 carats.
Cette pierre transparente a été retrouvée sur l’île volcanique de Zeberget dans la mer Rouge. La chrysolite géante n’a pas d’égal dans le monde en termes de pureté, de transparence et de taille.



Gemmes Exceptionnelles

Outre les sept célèbres joyaux historiques, la collection du Fond des Diamants compte un certain nombre d’autres joyaux inhabituels.
Une de ces raretés est une tourmaline en forme de baie ou de grappe de raisin. Les scientifiques pensent que ce joyau vient de Birmanie. La couleur et la forme inhabituelle de la tourmaline sont accentuées avec des feuilles d’émail vertes sur un fond d’or. Le poids de la gemme est de 260,86 carats et sa taille est de 4 centimètres de long, 2,7 centimètres de large et 2,3 centimètres de haut.
La pierre était conservée dans le trésor du roi de Bohême, Rodolphe II, qui la reçut en héritage de la part de sa sœur, la veuve du roi de France Charles IX. En 1648, pendant la guerre avec les Suédois, le joyau fut capturé à Prague et exporté en Scandinavie où il fut transféré à la reine Christina. Après la mort de la reine, le joyau a été emmené à Stockholm. Le roi suédois Gustav III a offert la tourmaline à Catherine II lors de sa visite à Saint-Pétersbourg en 1777.

« Le 26ème Congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique »

Dans le monde entier, il est de tradition de donner des noms à des diamants de plus de 20 carats. Cela est vrai pour la Russie aussi. Les diamants portent leur nom en l’honneur d’événements historiques ou d’anniversaires, qui coïncident avec le moment de la découverte; on leur donne également des noms de personnages célèbres. La collection de diamants de grandes pierres précieuses du Fond des Diamants est unique et a une grande valeur scientifique. Les grosses pierres sont des échantillons précieux de formations naturelles rares, dont l’étude pourrait éclairer les conditions de leur croissance. Le plus gros diamant de la collection (342,57 carats) a été extrait en 1980 dans le filon de kimberlite de Mir et a été nommé « Le 26ème Congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique » en l’honneur du congrès de 1981.

Pépites

La Russie est l’un des plus grands pays au monde produisant des métaux précieux. L’or avait déjà été trouvé sur son territoire bien avant la naissance du Christ. Cependant les gisements d’or ont commencé à être développés relativement tard.
En 1745, le riche gisement primaire de ‘Berezovskoe’ fut découvert dans l’Oural. Quelques décennies plus tard, d’importantes mines d’or ont été découvertes et l’Oural est devenu un centre majeur d’extraction de l’or. En 1845, l’or russe représentait la moitié de la production mondiale de ce métal précieux rare.
Le Fond des Diamants présente une collection unique de pépites d’or et de platine. 101 pépites d’or de différentes mines russes qui présentent un grand intérêt scientifique et ont une grande valeur matérielle. Souvent fondues et rarement conservées intactes, une des pépites inhabituelles exposée est le ‘chameau’. Elle pèse 9,3 kilogrammes a été trouvé à Kolyma en 1947.

Médailles

Les ordres de l’empire russe, présentés à l’exposition, ont été spécialement conçus pour récompenser les membres de la Maison Impériale. Comme tous les autres joyaux de la collection, ils ont été utilisés lors des cérémonies les plus importantes. Ils se distinguent de tous les Ordres d’État similaires par une abondance d’or, d’argent, de pierres précieuses rares et de diamants. Jusqu’en 1917, l’ordre le plus élevé de Russie était l’Ordre de Saint-André, établi par Pierre le Grand à la fin du XVIIème siècle. L’insigne de l’Ordre est en forme de croix oblique bleue avec la figure du crucifié Saint André, le premier disciple de Jésus-Christ. La croix est placée sur l’emblème de l’État russe, un aigle à deux têtes sous une couronne impériale et une croix.
Saint André a longtemps été considéré comme le patron de l’État. Selon la légende, il aurait été le premier à voyager avec la croix sur les terres où l’État russe a ensuite été créé. L’Ordre de Saint-André est devenu un apparat de l’État et l’un des symboles du pouvoir impérial.

Visiter le fond des diamants

  • L’exposition est ouverte tous les jours sauf les jeudis de 10h à 13h et de 14h à 17h. Les visites commencent toutes les 20 minutes et se font par groupe de 20 personnes.
  • Les billets visiteurs coûtent 500 Roubles. Gratuit pour les moins de 16 ans.
    Les billets sont en vente aux guichets 4 et 5 de la billetterie située dans le jardin Alexandre et/ou aux automates.
  • Le nombre de visiteurs quotidiens est très limité en raison de la capacité de la salle et de la sécurité.

  • Pour les touristes étrangers, un service d’audioguide est disponible en anglais, allemand, français, espagnol, chinois et japonais.

  • Photo et vidéo interdites

  • Accès facile aux handicapés



2019-07-24T11:58:36+00:00 15 juillet 2019|Musées|