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	<title>Littérature - Alexandre de Russie</title>
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	<title>Littérature - Alexandre de Russie</title>
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		<title>Ludmila Oulitskaïa &#8211; L’écrivaine irréductible</title>
		<link>https://alexandrederussie.com/culture/litterature/ludmila-oulitskaia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 17:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>
<p>Ludmila Oulitskaïa est une femme de lettres russe mondialement connue. Elle est l'auteure de nombreux romans et nouvelles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>

<p>Ludmila Oulitskaïa (en russe : <em>Людмила Евгеньевна Улицкая</em>) est née en 1943, dans l&rsquo;Oural à Davlekanovo (Russie, République de Bachkirie). Elle a grandi à Moscou et fait des études de biologie à l&rsquo;université. Auteur de nombreuses pièces de théâtre et scénarios de films, depuis le début des années 1980, elle se consacre exclusivement à la littérature. Ses premiers récits ont paru à Moscou, dans des revues. Ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues dont le français, aux éditions Gallimard. Son roman « Sonietchka » a reçu le prix Médicis Étranger, en 1996. Elle vit actuellement entre Moscou et l&rsquo;Italie, avec son mari, le sculpteur Andreï Krassouline.</p>



<div class="wp-block-group sommaire has-very-light-gray-background-color has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-yoast-seo-table-of-contents yoast-table-of-contents"><h2>Sommaire</h2><ul><li><a href="#h-biographie-de-ludmila-oulitskaia" data-level="2">Biographie de Ludmila Oulitskaïa</a></li><li><a href="#style" data-level="2">Style d&rsquo;écriture</a></li><li><a href="#romans" data-level="2">Romans de Ludmila Oulitskaïa</a><ul><li><a href="#h-sonietchka" data-level="3">Sonietchka</a></li><li><a href="#h-medee-et-ses-enfants" data-level="3">Médée et ses enfants</a></li><li><a href="#h-de-joyeuses-funerailles" data-level="3">De joyeuses funérailles</a></li><li><a href="#h-le-cas-du-docteur-koukotski" data-level="3">Le Cas du docteur Koukotski</a></li><li><a href="#h-mensonges-de-femmes" data-level="3">Mensonges de femmes</a></li><li><a href="#h-sincerement-votre-chourik" data-level="3">Sincèrement vôtre, Chourik</a></li><li><a href="#h-daniel-stein-interprete" data-level="3">Daniel Stein, interprète</a></li><li><a href="#h-le-chapiteau-vert" data-level="3">Le Chapiteau vert</a></li><li><a href="#h-l-echelle-de-jacob" data-level="3">L&rsquo;Échelle de Jacob</a></li></ul></li><li><a href="#h-recueils-de-nouvelles" data-level="2">Recueils de nouvelles</a><ul><li><a href="#h-les-pauvres-parents" data-level="3">Les Pauvres Parents</a></li><li><a href="#h-la-maison-de-lialia" data-level="3">La Maison de Lialia</a></li><li><a href="#h-un-si-bel-amour-et-autres-nouvelles" data-level="3">Un si bel amour et autres nouvelles</a></li><li><a href="#h-les-sujets-de-notre-tsar" data-level="3">Les Sujets de notre tsar</a></li></ul></li><li><a href="#h-litterature-d-enfance-et-de-jeunesse-theatre" data-level="2">Littérature d&rsquo;enfance et de jeunesse + théâtre</a><ul><li><a href="#h-le-miracle-des-choux-et-autres-histoires-russes" data-level="3">Le Miracle des choux et autres histoires russes</a></li><li><a href="#h-contes-russes-pour-enfants" data-level="3">Contes russes pour enfants</a></li><li><a href="#h-confiture-russe-piece-en-trois-actes-sans-entracte" data-level="3">Confiture russe, pièce en trois actes sans entracte</a></li></ul></li><li><a href="#h-recompenses-attribuees-a-ludmila-oulitskaia" data-level="2">Récompenses attribuées à Ludmila Oulitskaïa</a></li><li><a href="#h-reportage-sur-ludmila-oulitskaia" data-level="2">Reportage sur Ludmila Oulitskaïa</a><ul><li><a href="#Portrait-itinerant" data-level="3">Portrait itinérant d’une grande figure de la littérature russe contemporaine</a></li><li><a href="#Conscience-encombrante" data-level="3">Conscience encombrante</a></li></ul></li><li><a href="#h-entretiens-avec-ludmila-oulitsakaia" data-level="2">Entretiens avec Ludmila Oulitsakaïa</a></li></ul></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biographie-de-ludmila-oulitskaia">Biographie de Ludmila Oulitskaïa</h2>



<p>Ludmila Oulitskaïa est née en 1943 dans la ville de Davlekanovo en Bashkortostan (République autonome de la Fédération de Russie). Sa formation a eu lieu à Moscou, où elle a obtenu son diplôme à la Faculté de génétique de l&rsquo;Université d&rsquo;État. Après avoir travaillé pendant deux ans dans les domaines de la génétique et de la biochimie à l&rsquo;Académie des sciences de l&rsquo;Union soviétique, elle est renvoyée avec d&rsquo;autres amis et collègues sur des accusations de diffusion de livres interdits (samizdat en russe). À partir d&rsquo;un examen des rubans de machine à écrire utilisée, elle est accusé d&rsquo;avoir copié le roman « Exodus » de l&rsquo;écrivain américain d&rsquo;origine juive Leon Uris. Privé de travail et avec ses enfants à charge, Ludmila entame une période de grandes difficultés, aggravées par la mort de ses parents et le divorce avec son mari. </p>



<p>Dans les années 80&prime;, elle commence sa carrière littéraire, stimulée par la nouvelle possibilité d&#8217;emploi en tant que réalisateur et scénariste au Théâtre juif de Moscou.</p>



<p>Sa première publication apparaît dans le magazine russe Ogoniok en 1990. La même année sort son premier long-métrage « Сестрички Либерти » (Les sœurs de la liberté) écrit et réalisé par le cinéaste russe Vladimir Grammatikov. En 1992, elle publie sa première histoire courte, Sonechka (Сонечка), dans la revue Novy mir. Ce fut un succès important. Le travail est inclus dans la liste des candidats au prix Booker russe. Pour&nbsp;<em>Sonietchka,</em>&nbsp;en 1996, à Paris, elle reçoit le&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_M%C3%A9dicis_%C3%A9tranger">prix Médicis étranger</a>, première femme à recevoir ce prix.</p>



<p>En 2001, aux États-Unis sort « De joyeuses funérailles » (Веселые похороны), son premier roman traduit en anglais, qui fait la chronique de la migration de la Russie à l&rsquo;époque soviétique, célébrant le souvenir indélébile de la culture russe et de son passé glorieux. Cette même année Ludmila reçoit le prix Booker russe pour son roman « Le cas du docteur Koukotski ».</p>



<p>En 2006, elle publie Daniel Stein (Даниэль Штайн, переводчик), publié en Italie en 2010 avec le titre « Daniel Stein, Traducteur », roman sur l&rsquo;holocauste et la nécessité d&rsquo;une réconciliation entre le judaïsme, le christianisme et l&rsquo;islam.</p>



<p>En 2007, il établit le « Фонд Людмилы Улицкой » (Fond Ludmila Oulitskaia), un fonds pour le soutien des initiatives humanitaires. Elle obtient également le prix Bolchaïa Kniga, l&rsquo;une des plus importantes littéraires russes, pour Daniel Stein.</p>



<p>En France, elle a été faite chevalière de l’ordre des Palmes académiques en 2003, chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2004, et officier de la Légion d&rsquo;honneur en 2014. En 2011, elle reçoit le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes.</p>



<p>De 2007 à 2010, elle dirige l&rsquo;organisation « Другой, другие, о других » (Drugoj, drugie ou drugich), en diffusant une série de livres pour enfants par différents auteurs, traitant de l&rsquo;anthropologie culturelle.</p>



<p>En 2012, elle reçoit le prix littéraire international sud-coréen Prix Park Kyung-ni.</p>



<p>Le 28 avril, 2016 à Moscou, sur son chemin à une réunion de l&rsquo;association Memorial, créé pour identifier les victimes de la répression stalinienne, Oulitskaïa est attaqué dans la rue par un groupe de nationalistes russes.</p>



<p>Elle s&rsquo;est également engagée, en 2018, pour la défense du metteur en scène « assigné à résidence » Kirill Serebrennikov En 2022, Lioudmila Oulitskaïa continue de faire entendre sa voix dissidente, emplie d&rsquo;histoire.</p>



<p>Ludmila Oulitskaïa vit entre Moscou, l&rsquo;Italie et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="style">Style d&rsquo;écriture</h2>



<p>Dans ses œuvres, Oulitskaia décrit et observe ses personnages à travers un point de vue neutre apparent. Il se penche sur leur développement ou leur psyché approfondit, se distinguant ainsi de ce qui a été historiquement considéré comme une caractéristique de l&rsquo;écriture russe.&nbsp;Tout en reconnaissant que ses protagonistes ont une psyché turbulente, Oulitskaya préfère se consacrer à la description détaillée de leurs relations et leur vie, avec un approfondissement constant du contexte et les thèmes de ses œuvres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="romans">Romans de Ludmila Oulitskaïa</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sonietchka">Sonietchka</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-1 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Depuis toujours, Sonia puise son bonheur dans la lecture et la solitude. C&rsquo;est dans une bibliothèque que, à sa grande surprise, Robert, un peintre plus âgé qu&rsquo;elle, qui a beaucoup voyagé en Europe et connu les camps, la demande en mariage. Avec Robert et, bientôt leur fille Tania, Sonia n&rsquo;est plus seule, elle lit moins, mais malgré les difficultés matérielles de l&rsquo;après-guerre, elle cultive toujours le même bonheur limpide, très légèrement distant et ironique. Des années plus tard, Tania introduit à la maison son amie polonaise Jasia, fille de déportés, mythomane, fantasque, aussi jolie que Tania est laide, et goûtant, comme elle, aux jeux amoureux. Jasia devient la maîtresse de Robert. Malgré son chagrin, Sonia est toujours heureuse. Robert meurt. Tania et Jasia s&rsquo;en vont à leur tour, Sonia se retrouve seule, elle se remet à lire. Elle irradie toujours du même bonheur résolument paisible et mystérieux.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-medee-et-ses-enfants">Médée et ses enfants</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-2 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>« Quand vous m&rsquo;avez pris la main, Médée, j&rsquo;ai senti qu&rsquo;auprès de vous, la peur n&rsquo;existait pas. Et pendant toute la soirée, je n&rsquo;ai rien éprouvé envers vous, je sentais simplement qu&rsquo;auprès de vous, la peur n&rsquo;existait pas ». Telle est Médée, calme et lumineuse, un centre mystérieux autour duquel gravite une immense famille, des gens ballottés de-ci de-là, aux destins parfois tragiques. Contrairement à sa célèbre homonyme, Médée Mendès est une porteuse de vie, qui soutient, réconforte et pardonne.À propos de ce livre, Christa Wolf écrit : « Ludmila Oulitskaïa a déployé ses filets pour capturer un enchantement, l&rsquo;enchantement d&rsquo;un lieu où s&rsquo;enchevêtrent des destins, l&rsquo;enchantement d&rsquo;un paysage et surtout, l&rsquo;enchantement qui entoure son héroïne Médée Mendès&#8230; »</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-joyeuses-funerailles">De joyeuses funérailles</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-3 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>« Il faisait une chaleur torride, cent pour cent d&rsquo;humidité. On aurait dit que l&rsquo;énorme ville tout entière, avec ses immeubles inhumains, ses parcs magnifiques, ses gens et ses chiens multicolores, était parvenue à la limite de la phase solide &#8211; encore un peu, et les êtres à demi liquéfiés allaient se mettre à flotter dans l&rsquo;air transformé en bouillon. »C&rsquo;est dans son loft d&rsquo;artiste à Manhattan, dans une ville écrasée de chaleur, qu&rsquo;Alik, peintre juif russe émigré, va mourir. Et il n&rsquo;est pas de mort annoncée de la littérature qui soit aussi drôle et, paradoxalement, un tel hymne à la vie, que celle d&rsquo;Alik. Entouré de sa femme Nina et de ses anciennes maîtresses, l&rsquo;agonisant souhaite que la fête continue, alors que Nina ne pense qu&rsquo;à sauver son âme. Un prêtre orthodoxe et un rabbin vont ainsi se succéder au chevet du mourant, et leur rencontre est le point d&rsquo;orgue, d&rsquo;une drôlerie irrésistible, de ces funérailles pas tout à fait ordinaires. Dans un vrai tour de force romanesque, Oulitskaïa nous prouve ainsi que les interrogations métaphysiques sur la mort et l&rsquo;appartenance religieuse ne sont pas incompatibles avec l&rsquo;humour en littérature.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-du-docteur-koukotski">Le Cas du docteur Koukotski</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-4 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Le jeune chirurgien et obstétricien Pavel Alexeïevitch Koukotski, descendant d&rsquo;une longue et brillante lignée de médecins, possède un don pour lequel il n&rsquo;a aucune explication scientifique : une vision quasi radiologique qui lui permet de voir immédiatement de quel mal souffrent ses patients. Mais ce don disparaît chaque fois qu&rsquo;il a des relations sexuelles avec une femme. Sauf avec Éléna, qu&rsquo;il arrache à la mort au début de la Deuxième Guerre mondiale et dont il tombe amoureux dans la salle d&rsquo;opération&#8230; Avec Le cas du docteur Koukotski, Ludmila Oulitskaïa nous offre un vaste roman où les biographies d&rsquo;une demi-douzaine de personnages hauts en couleur se fondent dans une narration riche en événements et en rebondissements, couvrant ainsi un demi-siècle d&rsquo;histoire russe. Son plaisir de raconter et sa maîtrise de la matière romanesque sont plus que jamais éclatants, sans que l&rsquo;auteur perde de vue les grandes questions éthiques &#8211; ici plus particulièrement les rapports entre religion et science &#8211; qui traversent toute son oeuvre.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mensonges-de-femmes">Mensonges de femmes</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-5 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Dans ce livre, qui se présente comme un roman à épisodes, la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa nous propose de subtiles variations sur le mensonge au féminin. Car, d&rsquo;après notre auteur, les mensonges des femmes se distingueraient nettement de ceux des hommes, et seraient presque toujours dépourvus de finalité. Génia, le personnage principal, est ainsi confrontée à toutes sortes d&rsquo;inventions ou d&rsquo;affabulations. Comme le récit d&rsquo;Irène, dont elle fait la connaissance en vacances en Crimée, sur la mort de ses enfants, qui l&rsquo;émeut jusqu&rsquo;aux larmes. La petite Nadia s&rsquo;invente un grand frère, Lialia une liaison avec un peintre célèbre, et Anna se prétend poète&#8230; Chaque nouvel épisode de ce roman à thème illustre à sa manière l&rsquo;étendue du talent de Ludmila Oulitskaïa, la précision de son sens de l&rsquo;observation, l&rsquo;originalité de ses canevas, et surtout, une grande tendresse pour ses personnages et à travers eux pour l&rsquo;être humain et ses faiblesses.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-sincerement-votre-chourik">Sincèrement vôtre, Chourik</h3>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>« Chez lui, la pitié et le désir physique étaient logés au même endroit ». C&rsquo;est ainsi que Ludmila Oulitskaïa décrit le ressort secret qui fait de son héros Chourik une sorte de saint laïque entièrement dévoué aux femmes. Après avoir grandi entre une grand-mère énergique qui lui a inculqué les bonnes manières autant que le goût des langues étrangères, et une mère fragile au tempérament artistique incertain, il apprend vite à sécher les larmes de toutes les femmes autour de lui. Leur solitude lui inspire de la compassion, et ce sentiment, invariablement et malgré lui, réveille ses mâles instincts&#8230;Chourik, qui est de surcroît un jeune homme d&rsquo;une grande beauté, devient ainsi l&rsquo;objet de toutes les convoitises, et doit déployer une activité sexuelle débordante pour consoler une impressionnante ronde de femmes&#8230;Avec un bonheur narratif éclatant, ce dernier roman de la romancière russe nous emmène sur les traces du parcours amoureux, ou plutôt sexuel, de ce Don Juan à l&rsquo;envers. Chourik est un antihéros profondément original, tragi-comique, une âme tendre et sensible qui rate sa vie par pitié pour les autres. Mais Ludmila Oulitskaïa parvient aussi une nouvelle fois à entraîner son lecteur dans une vaste fresque de la société soviétique, dont les très nombreux personnages secondaires illustrent toute la complexité.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-daniel-stein-interprete">Daniel Stein, interprète</h3>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>« Ils sont partis. Je suis resté là, dans un silence absolu. Une heure, deux heures. Je comprenais qu&rsquo;il fallait que je trouve le moyen de sortir. Le laissez-passer allemand que l&rsquo;on m&rsquo;avait remis à la Gestapo avait été déchiré par l&rsquo;officier lituanien. Je n&rsquo;avais plus que ma carte de lycéen délivrée en 1939. Ma nationalité ne figurait pas sur cette carte, juste mon nom, Dieter Stein. Un nom allemand ordinaire. J&rsquo;ai arraché l&rsquo;étoile jaune de ma manche. J&rsquo;avais pris une décision : le Juif allait rester dans cette cave. Celui qui remonterait à la surface serait allemand. Il fallait que je me comporte comme un Allemand. Non, comme un Polonais. Mon père était allemand et ma mère polonaise, ce serait mieux comme ça. Et ils étaient morts&#8230; » Ce nouveau livre de la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa est consacré à un personnage hors du commun, le père Daniel Stein, né en Pologne en 1922 et mort en Israël en 1998. Son destin est exceptionnel à plus d&rsquo;un titre : il échappe miraculeusement à la déportation en se faisant passer pour un Allemand, puis se convertit au catholicisme, avant de s&rsquo;installer en Israël dans un monastère près de Haïfa. Dans ce livre foisonnant, Ludmila Oulitskaïa ressuscite avec brio un personnage fascinant injustement oublié du grand public.</p>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-chapiteau-vert">Le Chapiteau vert</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Ilya, Sania et Micha font connaissance à l&rsquo;école où ils sont les souffre-douleur d&rsquo;autres camarades, plus grands ou plus forts. Ilya est laid et pauvre, Sania un musicien fragile, quant à Micha, il est juif&#8230; Les trois amis deviennent dissidents par amour pour la littérature. Le soutien de leur professeur de lettres est essentiel en cette Union soviétique qui vient de vivre la mort de Staline. Un roman qui explore les complicités de l&rsquo;URSS après Staline et les conséquences des régimes totalitaires, par l&rsquo;une des plus grandes voix de la Russie contemporaine.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-echelle-de-jacob">L&rsquo;Échelle de Jacob</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Dans la malle laissée par sa grand-mère Maroussia avant sa mort, Nora découvre des lettres échangées avec son grand-père, Jacob. Féministe et danseuse, la belle Maroussia a ses propres convictions intellectuelles. Mais les rêves et les ambitions du jeune couple croulent sous le poids de l&rsquo;histoire soviétique. Sur les traces de la correspondance de ses propres grands-parents, Ludmila Oulitskaïa conte avec autant de tendresse que d&rsquo;ironie mélancolique les hauts et les bas, la grande et la petite histoire de quatre générations d&rsquo;une famille, tout en décrivant ce grand XXᵉ siècle russe comme celui des femmes.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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</div>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-recueils-de-nouvelles">Recueils de nouvelles</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-pauvres-parents">Les Pauvres Parents</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-10 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Une vieille mendiante ou de brillants intellectuels, de petites gens ou des privilégiés &#8211; Ludmila Oulitskaïa nous brosse un tableau extraordinaire de la vie moscovite d&rsquo;après-guerre à travers neuf nouvelles d&rsquo;une rare qualité littéraire. Héritière de Tchekhov, elle peint des tableaux de famille, met en scène des personnages dont les enjeux, apparemment étrangers à nos préoccupations, nous touchent par une humanité quasiment palpable. Loin de la petite politique ou des beuveries d&rsquo;arrière-cour, loin aussi des lancinantes réflexions philosophiques, ces textes lumineux, drôles parfois, nous plongent dans des univers étonnants et nous donnent à voir une vérité sur la société russe comme peu d&rsquo;auteurs contemporains ont su l&rsquo;exprimer jusqu&rsquo;à présent.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-maison-de-lialia">La Maison de Lialia</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-11 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Dans le Moscou soviétique de l&rsquo;après-guerre, la vie quotidienne peut sembler grise et misérable. Mais c&rsquo;est sans compter l&rsquo;inébranlable optimisme des Russes pour qui ni la folie, ni la mort ne sont sujets de drame&#8230;Avec une justesse et une acuité qui font d&rsquo;elle la digne héritière de Tchekhov, Ludmila Oulitskaïa décrit par petites touches la vie des Moscovites.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-si-bel-amour-et-autres-nouvelles">Un si bel amour et autres nouvelles</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-12 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Les sept nouvelles ici rassemblées explorent toutes le sentiment amoureux, sous ses formes les plus diverses. Ludmila Oulitskaïa décrit le monde de l&rsquo;enfance et de l&rsquo;adolescence, ces moments de passage où la sensualité s&rsquo;éveille et où le sentiment amoureux se construit, selon des lois mystérieuses qui échappent à la raison. La cruauté n&rsquo;est pas absente de ces nouvelles, comme pour confirmer l&rsquo;adage selon lequel les histoires d&rsquo;amour finissent toujours mal, et Oulitskaïa excelle dans l&rsquo;art de camper un monde en quelques lignes, tantôt ironiques tantôt nostalgiques, mais toujours d&rsquo;une rare acuité.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-sujets-de-notre-tsar">Les Sujets de notre tsar</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-13 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>En trente-sept nouvelles de longueur et d’inspiration extrêmement diverses, Ludmila Oulitskaïa nous prouve une nouvelle fois son immense talent et sa prédilection pour la forme courte. Comme dans Mensonges de femmes, (Gallimard, 2007) Génia, sorte de double romanesque de l’auteur russe, apparaît comme personnage récurrent et nous sert en quelque sorte de fil d’Ariane. Parmi les nouvelles rassemblées ici, toutes d’une grande qualité, certaines sont particulièrement originales, comme par exemple «Ménage à trois», dont l’action se situe ainsi à la fin des années trente, pendant la «Grande Terreur». Oulitskaïa, avec une économie de moyens remarquable, parvient à raconter des destins brisés et à nous livrer une vision poignante de l’histoire russe. Dans «Une terrible aventure de voyage», la narratrice se transforme en Shéhérazade dans un train entre Tbilissi et Moscou, tandis que «La beauté du corps» nous fait connaître Tania, malheureuse d’être entourée d’hommes qui sont éblouis par sa beauté et ne voient pas son âme &#8211; jusqu’à sa rencontre avec un homme aveugle. Qu’elles soient sombres ou lumineuses, violentes ou sentimentales, ces nouvelles témoignent d’une grande tendresse pour l’être humain et ses faiblesses. Les sujets de notre tsar est sans aucun doute l’œuvre d’un écrivain en pleine possession de ses moyens.</p>
</div>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-litterature-d-enfance-et-de-jeunesse-theatre">Littérature d&rsquo;enfance et de jeunesse + théâtre</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-miracle-des-choux-et-autres-histoires-russes">Le Miracle des choux et autres histoires russes</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-14 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Six histoires d&rsquo;enfance dans la Russie de l&rsquo;après-guerre.</p>



<p>Doussia et Olga, les deux orphelines parties par un matin d&rsquo;hiver acheter des choux, Dina et son grand-père aveugle, Sérioja, le jeune citadin envoyé à la campagne à la naissance de sa sœur, ou encore Guénia, le petit garçon qui invente des objets en papier¿C&rsquo;est une enfance illuminée d&rsquo;instants magiques que nous révèle un grand auteur russe contemporain.</p>
</div>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-contes-russes-pour-enfants">Contes russes pour enfants</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-15 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Histoire du chat Ignace, de Fédia le ramoneur et de la Souris Solitaire. Dans la grande armoire qui lui sert de maison, la Souris Solitaire a rangé tous ses trésors : croûtes de fromage, morceaux de tissu, rubans, confitures&#8230; Mais voilà qu&rsquo;un inconnu grignote ses provisions et lui joue de vilains tours. Sur les conseils de son ami le cafard, la Souris Solitaire décide de lui tendre un piège. Réussira-t-elle à attraper le voleur ?Histoire du moineau Anvers, du chat Mikheïev, de l&rsquo;aloès Vassia et de la mille-pattes Maria Sémionovna.Un moineau, un aloès et un chat ont lié connaissance dans un vieil appartement abandonné où ils ont élu domicile. Ils mènent une vie heureuse et paisible jusqu&rsquo;au jour où une très discrète mille-pattes met le nez hors de son trou pour retrouver ses innombrables petits. C&rsquo;est alors que commencent de terribles, de drôles, d&rsquo;extraordinaires aventures&#8230;</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-confiture-russe-piece-en-trois-actes-sans-entracte">Confiture russe, pièce en trois actes sans entracte</h3>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-16 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:80%">
<p>Une datcha, dans la campagne, à une heure de route de Moscou, en 2002. Bien que délabrée, elle est toujours habitée par les deux enfants de l&rsquo;académicien Ivan Lépiokhine, Andreï Ivanovitch et Natalia Ivanovna. Le toit fuit, les portes brimbalent, le courant électrique devient intermittent et l&rsquo;eau du robinet se tarit&#8230; Tandis qu&rsquo;Andreï boit de la vodka à toute heure et que les trois filles de Natalia ne lèvent pas le petit doigt, cette dernière, traductrice de plusieurs langues, reste rivée à sa machine à écrire pour essayer de gagner quelques dollars, aussitôt dépensés en réparations. Et il y a urgence : les inquiétantes vibrations d&rsquo;un chantier secouent de plus en plus fréquemment la masure. Qualifiée par l&rsquo;auteur de « post-tchékhovienne », cette pièce peut se lire comme une transposition dans la Russie des années 2000 des péripéties tragi-comiques des chefs-d&rsquo;oeuvre La Cerisaie et Les Trois Soeurs. Avec un humour qui côtoie l&rsquo;absurde et la grande tendresse pour les déboires de ses personnages qu&rsquo;on lui connaît, Ludmila Oulitskaïa livre une réflexion sur la Russie « éternelle et immuable » qui rejoint en toute virtuosité celle de Tchekhov et son célèbre « rire à travers les larmes ».</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:20%">
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-recompenses-attribuees-a-ludmila-oulitskaia">Récompenses attribuées à Ludmila Oulitskaïa</h2>



<ul class="wp-block-list"><li>Prix Médicis étranger&nbsp;1996</li><li>Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes&nbsp;2011</li><li>Chevalier de la Légion d&rsquo;honneur&nbsp;2014</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reportage-sur-ludmila-oulitskaia">Reportage sur Ludmila Oulitskaïa</h2>



<ul class="td-arrow-list wp-block-list"><li><strong>Chaîne:</strong> Arte</li><li><strong>Titre de l’épisode :</strong> Ludmila Oulitskaïa &#8211; L’écrivaine irréductible de la Russie</li><li><strong>Date de diffusion :</strong> Du 16/03/2022 au 14/06/2022</li><li><strong>Durée :</strong> 52 minutes</li><li><strong>Réalisation :</strong> Eva Gerberding</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="Portrait-itinerant">Portrait itinérant d’une grande figure de la littérature russe contemporaine</h3>



<p>Le dernier roman en date, « Le corps de l’âme », paraît en France au printemps 2022.</p>



<p>Elle est l’une des grandes plumes de la littérature russe contemporaine, largement traduite et lue dans le monde entier. Dans ses nouvelles comme ses romans, souvent fleuves (« L’échelle de Jacob », « Les pauvres parents », « Le chapiteau vert »&#8230;), les êtres, en particulier les femmes, luttent âprement pour leur survie et leur liberté dans une Russie marquée par les tragédies. Celle qui peint avec finesse et une bonne dose d’humour noir les visages trop humains du totalitarisme, du nationalisme ou de l’antisémitisme a fait naître des personnages à la force vitale inoubliable. Née en 1943, biologiste généticienne licenciée pour faits de dissidence (sa machine à écrire professionnelle avait servi à composer des samizdats), Ludmila Oulitskaïa a d’abord publié des recueils de nouvelles avant de rafler dans son pays les plus grands prix littéraires pour une œuvre prolifique et multiforme, mais d’abord romanesque.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="Conscience-encombrante">Conscience encombrante</h3>



<p>Citée pour le Nobel de littérature et récompensée en France par le Médicis étranger, en 1996, pour son roman « Sonietchka », elle connaît un succès international qui la fait considérer par le Kremlin comme une conscience encombrante. Eva Gerberding a suivi l&rsquo;écrivaine à Moscou, où elle vit, en Italie, où elle possède une maison, et à Berlin, où elle rencontre&nbsp;la traductrice qui assure à son œuvre une large diffusion dans les pays germanophones. Le dernier roman en date de »&nbsp;« Ludmila Oulitskaïa, » Le corps de l’âme », paraît en avril chez Gallimard, son éditeur en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entretiens-avec-ludmila-oulitsakaia">Entretiens avec Ludmila Oulitsakaïa</h2>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="youtube-embed" data-video_id="Be7o4PGgzNI"><iframe title="NDI 2021 - Grand entretien avec Ludmila Oulitskaia" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/Be7o4PGgzNI?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
</div><figcaption>Un entretien mené par Christel Vergeade, attachée pour le livre à l&rsquo;Ambassade de France à Moscou.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="youtube-embed" data-video_id="294vo8mpNqQ"><iframe title="Grand entretien avec Ludmila Oulitskaïa" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/294vo8mpNqQ?feature=oembed&#038;enablejsapi=1" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
</div><figcaption>Les Journées du Livre Russe &amp; de la Littérature Russophone est un salon littéraire organisé chaque année à Paris. Le Prix Russophonie qui récompense la meilleure traduction littéraire du russe vers le français, fêtait cette année son 12e anniversaire. Le thème de cette 9ème édition 2018 était: Auteures et Héroïnes dans la Littérature Russe.</figcaption></figure>



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<div class="wp-block-button td_btn_large" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-background-color has-background" href="https://www.telerama.fr/debats-reportages/l-autrice-russe-ludmila-oulistkaia-je-ressens-de-la-honte-de-la-douleur-et-de-la-peur-7009121.php" style="border-radius:10px" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entretien à Telerama</a></div>
</div>
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		<title>Fiodor Dostoïevski</title>
		<link>https://alexandrederussie.com/culture/litterature/fiodor-dostoievski/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Malo Deligand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 09:02:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://alexandrederussie.com/?p=12455</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/malo/">Malo Deligand</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>
<p>Dostoëvski est considéré comme l'un des plus grands romanciers russes. Il a influencé de nombreux écrivains et philosophes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/malo/">Malo Deligand</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>

<p><em>«&nbsp;L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux&nbsp;». </em>Condamné à mort à 27 ans, rongé par son addiction aux jeux d’argent, Dostoïevski (en russe : Фёдор Михайлович Достоевский) profondément amoureux de la Russie reste jusqu’à aujourd’hui un des plus grands auteurs de son temps, si ce n’est le plus grand.</p>



<div class="wp-block-group sommaire has-very-light-gray-background-color has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-yoast-seo-table-of-contents yoast-table-of-contents"><h2>Sommaire</h2><ul><li><a href="#biographie" data-level="2">Biographie de Fiodor Dostoïevski</a><ul><li><a href="#jeunesse" data-level="3">La jeunesse de l&rsquo;écrivain</a></li><li><a href="#debuts" data-level="3">Des débuts difficiles</a></li><li><a href="#devant-la-mort" data-level="3">Devant la mort</a></li><li><a href="#purger-sa-peine" data-level="3">Purger sa peine</a></li><li><a href="#voyage-europe" data-level="3">Voyage en Europe</a></li><li><a href="#dettes" data-level="3">Des dettes encore des dettes</a></li><li><a href="#climax" data-level="3">Climax</a></li></ul></li><li><a href="#faits" data-level="2">Quelques faits sur Fiodor Dostoïevski</a></li><li><a href="#oeuvre" data-level="2">L&rsquo;Oeuvre de Dostoïevski</a><ul><li><a href="#romans" data-level="3">Romans</a></li><li><a href="#autres-publications" data-level="3">Autres publications</a></li><li><a href="#h-nouvelles" data-level="3">Nouvelles</a></li></ul></li><li><a href="#citations" data-level="2">Citations</a></li><li><a href="#musees" data-level="2">Les musées dédiés à Fiodor Dostoïevski en Russie</a><ul><li><a href="#saint-petersbourg" data-level="3">Musée littéraire et commémoratif Dostoïevski à Saint-Pétersbourg</a></li><li><a href="#appartement" data-level="3">Appartement-musée Dostoïevski à Moscou</a></li><li><a href="#Dorovoye" data-level="3">Maison en bois à Darovoye</a></li><li><a href="#Novokuznetsk" data-level="3">Musée Dostoevsky de Novokuznetsk</a></li></ul></li></ul></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading" id="biographie">Biographie de Fiodor Dostoïevski</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="jeunesse">La jeunesse de l&rsquo;écrivain</h3>



<p>Fiodor Dostoïevski naquit le 30 octobre 1821 à Moscou, dans une famille de petite noblesse. Né d’une mère issue d’une famille de marchands et d’un père médecin militaire à l’hôpital des pauvres de Moscou, Fiodor passa les premières années de sa vie reclue avec son père dit alcoolique et un vrai tyran domestique.</p>



<p>À 10 ans, ses parents acquirent deux terres dont une à Darovoye suite à la nomination de son père au poste d’assesseur de collège. Placés en 1834 dans la pension prisée de Tchermak, à Moscou, Fiodor et son frère Mikhaïl reçurent une éducation secondaire et se découvrirent une passion pour de nombreux auteurs célèbres tels que Victor Hugo, Georges Sand, Charles Dickens, William Shakespeare, Friedrich Von Schiller et bien sûr <a href="https://alexandrederussie.com/culture/litterature/alexandre-pouchkine/">Alexandre Pouchkine</a>. Ce fut une époque marquée par décès de leur mère Maria en 1837 suivant la mort de leur idole, Alexandre Pouchkine, tombé en duel. L’année suivante Fiodor intégra, sous la directive de son père, l’école du génie militaire de Saint-Pétersbourg. Son frère considéré inapte ne le suivra pas. L’école ne lui plut guère, il poursuivit sa route dans une solitude accentuée par l’absence de Mikhaïl.</p>



<p>Abattu par la mort de sa femme, le père de Fiodor, sombra dans ses vices&nbsp;: alcoolisme, hostilité, énervement… Ce changement dans la personnalité de son père poussa Fiodor à s’en écarter d’autant plus et à développer une haine envers lui, haine partagée par les serfs de Darovoie qui n’acceptèrent plus ses agissements. Survenant en réalité d’une crise d’apoplexie, la mort du père de Fiodor fut idéalisée à posteriori racontant qu’un jour, trois serfs du village s’en prirent à Mikhaïl et l’assassinèrent [1]. Qualifiée de «&nbsp;congestion&nbsp;», l’affaire de sa mort est camouflée pour protéger les habitants du village du bagne. Ce fut, apparemment, la nouvelle de la mort de son père qui provoqua chez Fiodor un grand choc et première crise d’épilepsie [2].</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="debuts">Des débuts difficiles</h3>



<p>Il fut assigné en 1843 au poste de sous-lieutenant attaché au bureau du Génie à Saint Pétersbourg. Ce poste l’ennuie <em>«&nbsp;comme un plat de patates&nbsp;»</em>, il en démissionne à l’été 1844 et travaille sur <a href="https://amzn.to/3BYXFMy" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow"><strong>Les Pauvres gens</strong></a>, son premier roman. Relut par le poète Nekrassov qui y vit un succès, le livre fut publié en 1846. Avant même la sortie de celui-ci, on qualifia Fiodor de «&nbsp;nouveau Gogol&nbsp;». Il commença une tournée littéraire qui s’avéra malheureuse.</p>



<p>Trahi par son manque de tenue, Fiodor s’attira les mauvais commentaires des critiques qui se moquèrent de lui. Le plus connu de ces libelles est celui publié par Ivan Tourgueniev. Les critiques s’enflamment suite à la publication de ses deux œuvres suivantes&nbsp;: <a href="https://amzn.to/3B4KtnY" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow"><strong>Le Double</strong></a>, 1846 et <strong><a href="https://amzn.to/3nhcnIM" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">La Logeuse</a></strong>, 1847 qui ne rencontrèrent, malheureusement pour lui, pas plus de succès que sa première publication. Ce fut très certainement lors d’une de ces soirées de déprime que Fiodor eut sa véritable première crise d’épilepsie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="devant-la-mort">Devant la mort</h3>



<p>Dostoïevski commença alors naturellement à s’écarter des milieux littéraires moqueurs et se réfugia, en quelque sorte, dans des groupes qu’on pourrait qualifier de «&nbsp;gauchistes&nbsp;», parmi lesquels le cercle fouriériste de Mikhaïl Petrachevski qui voulait <em>«&nbsp;se placer à la tête du mouvement intellectuel du peuple russe&nbsp;»</em>. Ils repensaient la Russie et remettaient en cause le modèle absolutiste de Nicolas Ier. Méfiant, le général Orlov chargea un certain Antonelli de s’infiltrer dans le groupe et de monter un dossier de renseignement.</p>



<p>Le Tsar, informé du dossier réagit sévèrement, surévaluant le degré de dangerosité du comité. Nous sommes en avril 1849, tous les membres du groupe sont arrêtés et transférés à la forteresse Pierre-et-Paul. Après 5 mois d’instruction, le 22 septembre 1849 à 6h du matin sur la place d’arme du régiment Séménovski, les 20 condamnés parmi lesquels se trouvent Fiodor sont alignés et les sentences tombent <em>«&nbsp;condamnés à la peine de mort&nbsp;», </em>les cercueils sont amenés, les soldats chargent leurs fusils, épaulent&#8230; Soudain une pause, le général lit <em>«&nbsp;Les coupables sont graciés par la clémence infinie de Sa Majesté l’Empereur&nbsp;».</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-03.jpg" alt="Fiodor Dostoïevski" class="wp-image-12472" width="327" height="408" srcset="https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-03.jpg 653w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-03-240x300.jpg 240w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-03-336x420.jpg 336w" sizes="(max-width: 327px) 100vw, 327px" /><figcaption>Portrait de Fiodor Dostoïevski par Vassili Perov, 1872</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading" id="purger-sa-peine">Purger sa peine</h3>



<p>À 27 ans celui qui devait mourir va vivre, sa peine capitale fut commuée en 4 ans de travaux forcés et 4 ans de service comme soldat. Il traversa alors les montagnes de l’Oural, les fers aux pieds, en direction de la Sibérie pour purger sa peine. Après être passé par Tobolsk, il arriva le 23 janvier à Omsk. Il fut tout de suite mélangé avec les prisonniers de droit commun, le vrai peuple russe qu’il apprit à bien connaitre. </p>



<p>Il termina sa peine en février 1854, ce après quoi il fut transféré à Semipalatinsk dans un régiment. Il y obtint le privilège de pouvoir habiter en ville, et non en caserne, dans une petite cabane dans laquelle il écrivit les <strong><a href="https://amzn.to/3jo8ujQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Souvenirs de la Maison des Morts</a></strong>. Ce fut ici qu’il rencontra le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Wrangel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">baron Wrangel</a>, procureur, qui lui permit d’améliorer sa situation. Il y rencontra également Maria Dmitrievna Issaïev, femme d’un petit fonctionnaire, avec qui il se maria quelques années plus tard lorsqu’il fut promu sous-lieutenant à la fin de l’année 1856.</p>



<p>Toujours sous surveillance, il parvint à quitter l’armée et à rentrer à Saint-Pétersbourg. Il y retrouva son frère Mikhaïl avec qui il fonda le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_(revue_litt%C3%A9raire)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journal Le Temps</a>, présentant une pensée située en un <em>«&nbsp;juste milieu&nbsp;»</em> pour dire modéré, qui se fit cependant censurer en 1863 suite à un article de Strakhov [3] qui déplut au gouvernement. </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="voyage-europe">Voyage en Europe</h3>



<p>Entre temps, le sevrage fut aboli en 1861 par Alexandre II, mais laissa tout de même place à des débuts de mouvements révolutionnaires, plus particulièrement chez les milieux étudiants qui critiquent vivement le tsar. En 1862, Fiodor partit en Europe, il visita Paris, Londres, mais toutes ces villes le déçurent. Son voyage fut gâché par le modernisme européen et son modèle démocratique, individualiste et matérialiste, ce qui ne fit que renforcer ses idées socialistes. Il y rencontra tout de même <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollinaria_Souslova" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pauline Souslova</a> avec qui il ne s’entendra finalement pas du tout mais qui le marquera à jamais, en témoigne une grande majorité des personnages féminins de ses œuvres qu’elle a inspiré.</p>



<p>En rentrant d’Europe, Fiodor Dostoïevski retrouva sa femme malade, il la fit transférer à Moscou, mais continua de vivre à Saint-Pétersbourg pour être près de son frère avec qui il fonda une nouvelle revue analogue à l’ancienne&nbsp;: <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89poque_(revue_litt%C3%A9raire)" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">L’Époque</a>. Il vécut cette période entre les deux villes, ne cessant de bouger jusqu’en avril 1864 lorsque Maria, sa femme, mourut d’une tuberculose. Moins de trois mois après le destin vint s’abattre sur Fiodor, son frère mourut le 10 juillet de la même année. Il se retrouva à nouveau seul.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="dettes">Des dettes encore des dettes</h3>



<p>Couvert de dettes après avoir pris à sa charge les enfants de son défunt frère, Dostoïevski se tua à la tâche pour gagner assez d’argent, vendit ses livres moins chers mais en plus grande quantité. Il écrivit alors <strong><a href="https://amzn.to/3C2MhPR" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Crimes et châtiments</a></strong>, 1866 qui fut un succès immédiat. Il rencontra pendant ce temps-là Anna Grigorievna Snitkine qui devint sa sténographe, nouvelle technique d’écriture rapide, puis sa femme en 1867 alors qu’elle recopiait pour lui son roman <strong><a href="https://amzn.to/30P5OFN" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Le Joueur</a></strong>. Ils partirent tous les deux en voyage pendant 4 ans pour fuir leurs créanciers et éviter la prison, en Allemagne puis en France, à nouveau en Allemagne et puis enfin en Suisse à Genève.</p>



<p>À tous ces arrêts, Fiodor joua aux jeux d’argents, il devint obsédé et perdit toute sa fortune. Il dilapida ses biens jusqu’aux bijoux de sa nouvelle femme, ils n’eurent vite plus rien à manger. Ils parvinrent à se faire aider par Katkov, l’éditeur, qui leur fit une avance. Il écrivit pendant ce voyage <strong><a href="https://amzn.to/3m1rnLm" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">L’idiot</a></strong>, 1868. À la même époque, sa femme tomba enceinte puis accoucha d’une fille, qui mourût peu après. C’est un désastre pour Fiodor, une fois de plus confronté à la mort. Ils rentrèrent finalement à Saint-Pétersbourg où Fiodor écrivit <strong><a href="https://amzn.to/30HZeRf" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">Les Possédés</a></strong> [4], 1871, un pamphlet antirévolutionnaire.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-688x1024.jpg" alt="" class="wp-image-12469" width="344" height="512" srcset="https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-688x1024.jpg 688w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-202x300.jpg 202w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-768x1142.jpg 768w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-696x1035.jpg 696w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02-282x420.jpg 282w, https://alexandrederussie.com/wp-content/uploads/2021/10/Dostoevski-02.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 344px) 100vw, 344px" /></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading" id="climax">Climax</h3>



<p>Il finit par renoncer aux jeux d’argent, suite aux encouragements de son épouse qui mit au monde en 1871 un fils qu’ils nommèrent Fiodor. Il obtint une place de rédacteur en chef dans le journal <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Citoyen_(revue)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Citoyen</a></em> et ouvrit une rubrique très conservatrice et anti-européenne appelée Journal d’un écrivain, 1873 – 1881. </p>



<p>Il publia dans le même temps son roman <strong><a href="https://amzn.to/3G4TAZI" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">L’adolescent</a></strong>, 1875 qu’il écrivit à l’écart dans une maison louée à la campagne. Anna mit au monde un second fils, Alexis, peu après, dans cette même année 1875. Il construisit peu à peu sa popularité et se fit sa place dans la société, retournant dans les salons. En 1878, la réalité le rattrapa encore une fois, son fils Alexis mourut d’une crise d’épilepsie. Jusqu’au bout il subit ce calvaire, jusqu’à la publication de ce qui sera son dernier ouvrage&nbsp;: <strong><a href="https://amzn.to/2XwPfwU" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Les frères Karamazov</a></strong>, 1879 qui rencontra un succès immense. Ce fut l’apothéose pour Dostoïevski, il fut sollicité en mai 1880 à l’occasion des fêtes de Moscou pour faire un discours en faveur de Pouchkine, son héros de toujours.</p>



<p>Le discours du mois de mai eut un succès sans pareil mais comme à l’accoutumée avec Dostoïevski, le succès côtoie la misère. Le 27 janvier 1881, au matin il aurait déclaré <em>«&nbsp;Je mourrai aujourd’hui&nbsp;»</em> avant d’ouvrir le Nouveau Testament et de lire la parole du Christ <em>«&nbsp;Ne me retiens pas maintenant, car c’est ainsi qu’il nous faut accomplir toute justice&nbsp;».</em> Il mourût à 20h35. Le 1<sup>er</sup> février, 5 jours après, un hommage lui fut rendu, 60 000 personnes accompagnèrent son cercueil jusqu’à l’église. Un mois plus tard le tsar Alexandre II tomba, assassiné par les bombes d’un groupe nihiliste du mouvement Narodnaïa Volia[5] , assistant à une parade militaire.</p>



<p>Fiodor Dostoïevski est entéré à Saint-Pétersbourg au&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_Tikhvine">cimetière Tikhvine</a> du monastère Saint-Alexandre-Nevski&nbsp;à côté des plus grands comme Tchaïkovski, Chichkine, Glinka ou Rimski-Korsakov.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>[1] C’est son autopsie qui révéla qu’il décéda en fait d’une crise d’apoplexie.</p>



<p>[2] Elle aura en réalité lieu quelques années plus tard.</p>



<p>[3] Nikolaï Strakhov, philosophe russe, était un collaborateur actif du journal Le Temps monté par les frères Dostoïevski. Il est un des auteurs à l’origine des idées du Potchvennitchestvo (slavisme «&nbsp;terrien&nbsp;»).</p>



<p>[4] Le titre original «&nbsp;Бѣсы&nbsp;» signifie plus exactement «&nbsp;les&nbsp;démons&nbsp;» et non «&nbsp;les possédés&nbsp;» qui serait une faute de traduction dans la version anglaise.</p>



<p>[5] «&nbsp;Народная воля&nbsp;»&nbsp;signifie «&nbsp;Volonté du peuple&nbsp;» ou «&nbsp;Liberté du peuple&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="faits">Quelques faits sur Fiodor Dostoïevski</h2>



<ol class="wp-block-list"><li>À l&rsquo;école d&rsquo;ingénieurs, les camarades de classe de Fiodor Dostoïevski le surnommaient le moine Fotiy pour sa religiosité, sa modestie, sa solitude, son indifférence à la danse et au chant choral.</li><li>Fiodor Dostoïevski a signé un accord pour la publication de son roman Le joueur en raison de ses dettes. Selon les termes de cet accord, il devait soumettre un nouveau roman avant le 1er novembre 1866. S&rsquo;il rompait le contrat, l&rsquo;éditeur recevait le droit de publier gratuitement toutes les œuvres de l&rsquo;écrivain pendant 9 ans. Dostoïevski écrivait avec passion Crime et Châtiment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est souvenu de ses obligations. L&rsquo;écrivain a engagé une sténographe professionnelle, Anna Snitkina. S&rsquo;appuyant sur les expériences de son voyage à l&rsquo;étranger, il lui dicte le texte de son nouveau roman, Le joueur, du 4 au 29 octobre. L&rsquo;ouvrage est rendu dans les délais et une semaine plus tard, Dostoïevski demande en mariage Anna Snitkina, qui a 25 ans de moins que lui.</li><li>Son impressionnabilité était clairement hors norme. Quand une femme lui disait non, il s&rsquo;évanouissait. Et si elle disait oui, le résultat était souvent le même.</li><li>Dire que Fiodor Dostoïevski possédait une sexualité exacerbée, c&rsquo;est presque rien de le dire. Cette qualité physiologique était si développée chez lui que, malgré tous les efforts pour la cacher, elle éclatait involontairement en paroles, en regards et en actions. Ceci,a été remarqué par son entourage et ridiculisé. Turgenev l&rsquo;appelait le « marquis de Sade russe ». Incapable de contrôler son feu sensuel, il avait recours aux services de prostituées. Beaucoup d&rsquo;entre elles, refusaient les offres de l&rsquo;écrivain : trop inhabituelles.</li><li>Une seule chose pouvait le sauver de l&rsquo;abîme de la débauche : une femme qu&rsquo;il aime. Et quand une telle femme est apparue dans sa vie, Dostoïevski a été transformé. C&rsquo;est elle, Anna, qui était son ange sauveur, son aide, et le « sex-toy » avec lequel il pouvait faire n&rsquo;importe quoi sans culpabilité ni remords. Elle avait 20 ans, il en avait 45. Anna était jeune et inexpérimentée, et ne voyait rien d&rsquo;étrange dans l&rsquo;intimité que lui offrait son mari. Même si elle désapprouvait, ou n&rsquo;aimait pas ce qu&rsquo;il voulait, elle ne lui disait pas non, et ne révélait pas son mécontentement de quelque manière que ce soit. Elle a écrit un jour : « Je suis prête à passer le reste de ma vie à genoux devant lui. Elle a fait passer son plaisir avant tout le reste. Il était Dieu pour elle…</li><li>Dostoïevski était incroyablement jaloux. Sa jalousie lui arrivait soudainement, parfois en un clin d&rsquo;œil. Il pourrait soudainement rentrer chez lui pour une heure &#8211; et commencer à fouiller les armoires et regarder sous tous les lits ! Ou être jaloux d&rsquo;un vieil homme infirme à côté. Dostoïevski élabore pour sa seconde épouse, Anna Snitkina, une série de règles auxquelles, à sa demande, elle adhérera à l&rsquo;avenir : ne pas marcher dans des robes moulantes, ne pas sourire aux hommes, ne pas rire dans une conversation, ne pas se maquiller… Anna suiva les règles et se comportera avec les hommes d&rsquo;une manière très sobre et sèche.</li></ol>



<h2 class="wp-block-heading" id="oeuvre">L&rsquo;Oeuvre de Dostoïevski</h2>



<p>Avant d’être un grand auteur, Dostoïevski fut avant tout un grand lecteur. Dès son enfance il se prit de passion pour des monuments tels que Victor Hugo, Balzac, Shakespeare, Racine, Molière, Dickens ou Pouchkine. On en retrouve dans ses œuvres une empreinte importante&nbsp;: son roman Les Pauvres Gens, 1846 largement inspiré de la «&nbsp;comédie humaine&nbsp;» de Balzac&nbsp;; les scènes de dialogues dramatiques tirés du théâtre classique de Molière&nbsp;; l’exubérance de personnages et de situations différentes.</p>



<p>La religion occupe une place importante dans l’œuvre de Dostoïevski. Il est très croyant, tourmenté dans un combat spirituel, pensant que le Christ est le seul capable de sauver l’âme russe et son peuple. Il met en scène dans ses romans des personnages plus ou moins ressemblant au Christ, avec des caractères bienveillants, miséricordieux, sacrificiels (Sonia Marmeladova dans Crime et Châtiment, 1866 qui se prostitue pour aider sa famille financièrement), rédempteurs et une simplicité morale frappante.</p>



<p>Il entretient via ses personnages la relation qu’il a avec le Christ, Aliocha en est la preuve dans <strong><a href="https://amzn.to/3B2tWRH" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Le journal d’un écrivain</a></strong>, 1873 il écrit <em>«&nbsp;Peut-être que l’unique amour du peuple russe est le Christ, et il aime sa figure à sa façon, c’est-à-dire jusqu’à la souffrance.&nbsp;»</em> Il va même jusqu’à imaginer le retour du Christ à Séville pendant l’inquisition espagnole dans <a href="https://amzn.to/3vAn78B" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow"><strong>Le Grand inquisiteur</strong></a>, récit contenu dans le roman Les frères Karamazov, 1880.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-17 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading" id="romans">Romans</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>1846 : Les Pauvres Gens</li><li>1846 : Le Double</li><li>1848-1849 : Nétotchka Nezvanova (inachevé)</li><li>1859 : Le Rêve de l&rsquo;oncle</li><li>1859 : Le Bourg de Stépantchikovo et sa population (connu aussi sous le titre Carnet d&rsquo;un inconnu)</li><li>1861 : Humiliés et Offensés</li><li>1860-1862 : Souvenirs de la maison des morts (connu aussi sous le titre Les Carnets de la maison morte)</li><li>1864 : Les Carnets du sous-sol</li><li>1866 : Crime et Châtiment</li><li>1866 : Le Joueur</li><li>1868-1869 : L&rsquo;Idiot</li><li>1870 : L&rsquo;Éternel Mari</li><li>1871 : Les Démons</li><li>1875 : L&rsquo;Adolescent</li><li>1880 : Les Frères Karamazov</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="autres-publications">Autres publications</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>1847 : Les Annales de Pétersbourg</li><li>Correspondance</li><li>Carnets : éditions Payot et Rivages, Paris, 2005. Extraits des carnets de l&rsquo;auteur de 1872 à 1881.</li></ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles">Nouvelles</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>1846 : Du danger de se livrer à des rêves ambitieux</li><li>1846 : Monsieur Prokhartchine</li><li>1847 : Un roman en neuf lettres</li><li>1847 : La Logeuse (autre traduction : L&rsquo;Hôtesse)</li><li>1848 : Polzounkov</li><li>1848 : La Femme d&rsquo;un autre et le mari sous le lit</li><li>1848 : Un sapin de Noël et un mariage</li><li>1848 : Les Nuits blanches</li><li>1848 : Un cœur faible</li><li>1848 : Récits d&rsquo;un vieux routier, comprenant :<ul><li>Le Soldat en retraite53</li><li>Le Voleur honnête</li></ul></li><li>1848 : Le Mari jaloux</li><li>1849 : Le Petit Héros</li><li>1862 : Une sale histoire</li><li>1863 : Notes d&rsquo;hiver sur impressions d&rsquo;été</li><li>1865 : Le Crocodile</li><li>1873 : Journal d&rsquo;un écrivain :<ul><li>Bobok</li><li>Petites Images</li><li>Le Quémandeur</li></ul></li><li>1874 : Petites Images (en voyage)</li><li>1876 : Journal d&rsquo;un écrivain :<ul><li>Le Garçon « à la menotte »</li><li>Le Moujik Maréï</li><li>La Douce (autres traductions : Une femme douce, Douce, La Timide)</li><li>La Centenaire</li><li>Deux suicides</li></ul></li><li>1877 : Journal d&rsquo;un écrivain :<ul><li>Le Rêve d&rsquo;un homme ridicule</li></ul></li><li>1878 : Le Triton</li><li>1880 : Discours sur Pouchkine</li></ul>
</div>
</div>



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<div class="wp-block-button td_btn_large" style="margin-top:50px;margin-bottom:50px"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-background-color has-background" href="https://amzn.to/3E3rfBm" style="border-radius:10px" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Acheter les oeuvres de Dostoëvski ici</a></div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading" id="citations">Citations</h2>



<blockquote class="wp-block-quote td_pull_quote td_pull_center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Les souvenirs de la Maison des morts est le meilleur livre de toute la nouvelle littérature russe, Pouchkine compris</em></p><cite>Léon Tolstoï</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote td_pull_quote td_pull_center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Dostoïevski est le seul qui m’ait appris quelque chose en psychologie</em></p><cite>Nietzsche</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote td_pull_quote td_pull_center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Il n’y a pas d’erreur, c’est un roi. Peut-être est-il, après Eschyle et Shakespeare, l’humain qui est descendu le plus profondément, le plus âprement dans l’abîme des cœurs et corps</em></p><cite>Léon Daudet</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading" id="musees">Les musées dédiés à Fiodor Dostoïevski en Russie</h2>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button td_btn_large" style="margin-top:50px;margin-bottom:50px"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-background-color has-background" href="https://alexandrederussie.com/saint-petersbourg/divertissements-spb/musee-appartement-dostoevsky/" style="border-radius:10px" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Description détaillée de tous les musées dans notre article dédié ici</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading" id="saint-petersbourg">Musée littéraire et commémoratif Dostoïevski à Saint-Pétersbourg</h3>



<p>Ce musée a ouvert le 13 novembre 1971 dans la maison du 5/2 Kuznechny pereulok. Dostoïevski avait loué deux fois un appartement dans cette maison pour une très courte période en 1846 et d&rsquo;octobre 1878 au jour de sa mort, le 28 janvier 1881. Le début et la fin de son parcours créatif se sont avérés être liés à cette bâtisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;il a écrit son premier roman, Le Double, et c&rsquo;est là qu&rsquo;il a écrit son dernier roman, Les Frères Karamazov. L&rsquo;appartement des Dostoïevski a été reconstitué à partir des souvenirs de contemporains et de la femme de l&rsquo;écrivain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="appartement">Appartement-musée Dostoïevski à Moscou</h3>



<p>Fiodor Dostoïevski a vécu dans un appartement sur la rue Novaya Bozhedomka à Moscou de 1823 à 1837. Cette rue a été rebaptisée en l&rsquo;honneur de l&rsquo;écrivain en 1954.&nbsp;Il est intéressant de noter que les locaux n&rsquo;ont jamais été reconstruits, les murs, les poêles et les plafonds ont été conservés tels qu&rsquo;ils étaient du vivant de l&rsquo;écrivain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="Dorovoye">Maison en bois à Darovoye</h3>



<p>Mikhail Dostoevsky choisit Darovoye en 1831. Ce domaine est ensuite devenu la résidence ancestrale de deux générations de la famille Dostoïevski &#8211; enfants et petits-enfants. L&rsquo;histoire des Dostoïevski au Darovoye s&rsquo;est terminé avec Maria Alexandrovna Ivanova, la nièce de l&rsquo;écrivain, en 1929.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="Novokuznetsk">Musée Dostoevsky de Novokuznetsk</h3>



<p>Novokuznetsk est la ville où Fiodor Dostoïevski rencontre sa femme Maria Isaeva. Ils se marient l e 6 février 1857 à l&rsquo;église d&rsquo;Odigitrievsk. En tout,  Dostoïevski  a passé un peu plus de vingt jours à Novokouznetsk, une petite ville de la province de Tomsk, située à 530 kilomètres de Semipalatinsk.</p>



<p>On retrouve également des musées à Omsk, Semipalatinsk et Staraya russa.</p>
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		<title>Alexandre Pouchkine</title>
		<link>https://alexandrederussie.com/culture/litterature/alexandre-pouchkine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 14:53:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://alexandrederussie.fr/?p=708</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>
<p>Alexandre Pouchkine est un poète, romancier et dramaturge russe du début du XIXème siècle. Décédé il y a pourtant plus de 180 ans, aujourd’hui encore Alexandre Pouchkine est perçu comme un véritable héros national,  considéré comme le premier grand poète russe.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>

<p>Alexandre Pouchkine est un poète, romancier et dramaturge russe du début du XIXème siècle. Décédé il y a pourtant plus de 180 ans, aujourd’hui encore Alexandre Pouchkine est perçu comme un véritable héros national, considéré comme le premier grand poète russe.</p>



<p class="yoast-reading-time__wrapper"><span class="yoast-reading-time__icon"><svg aria-hidden="true" focusable="false" data-icon="clock" width="20" height="20" fill="none" stroke="currentColor" style="display:inline-block;vertical-align:-0.1em" role="img" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewbox="0 0 24 24"><path stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" stroke-width="2" d="M12 8v4l3 3m6-3a9 9 0 11-18 0 9 9 0 0118 0z"></path></svg></span><span class="yoast-reading-time__spacer" style="display:inline-block;width:1em"></span><span class="yoast-reading-time__descriptive-text">Temps de lecture estimé :   </span><span class="yoast-reading-time__reading-time">5</span><span class="yoast-reading-time__time-unit"> minutes</span></p>



<div class="wp-block-group sommaire has-background" style="background-color:#eeeeee"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-yoast-seo-table-of-contents yoast-table-of-contents"><h2>Sommaire</h2><ul><li><a href="#titre-1" data-level="2">L&rsquo;enfance du poète</a></li><li><a href="#titre-2" data-level="2">Des exils et des œuvres</a></li><li><a href="#titre-3" data-level="2">La légende du poète</a></li></ul></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-1">L&rsquo;enfance du poète</h2>



<p>Alexandre Pouchkine est l’arrière-petit-fils du «&nbsp;nègre&nbsp;» de Pierre le Grand : Hannibal, un prince éthiopien enlevé par les Turcs puis réduit en esclavage à Constantinople avant d&rsquo;être offert en cadeau au Tsar. Doté d’une grande intelligence, Pierre le Grand l’anoblira et il se mariera avec une princesse russe.</p>



<p>Pouchkine grandit dans une famille noble et intellectuelle. Fréquemment l’intelligentsia de l’époque rendait visite à ses parents. Il se forge alors une grande culture, mais élargit aussi ses connaissances des traditions et contes russes, grâce à sa nounou, Arina Rodionovna.</p>



<p>Plus tard, il intègre le lycée réputé de Tsarskoé Selo où il sera publié dès l’âge de 16 ans et invité dans les cercles littéraires. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-2">Des exils et des œuvres</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-18 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>C’est en 1820 qu’il publie <em>Rouslan
et Lioudmila,</em> un poème imprégné de la Russie ancienne et qui n’est pas
sans rappeler les contes de fées. Mais d’autres de ses œuvres jugées
politiquement incorrectes par l’empereur Alexandre Ier, lui valent l’exil en
Ukraine, en Crimée puis dans le Caucase. </p>



<p>C’est alors qu’il découvre de nouveaux paysages bien différents de ce qu’il connait à St-Pétersbourg, et cela lui inspirera <a href="https://amzn.to/36Gsqpv" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="3 poèmes (s’ouvre dans un nouvel onglet)">3 poèmes</a> : «<em>&nbsp;les tsiganes</em>&nbsp;»,<em> «&nbsp;la fontaine de Bakhtchi&nbsp;»</em> et «&nbsp;<em>le prisonnier du Caucase</em>&nbsp;». </p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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</div>
</div>



<p>Ce n’est que 2 ans plus tard qu’il retourne à St-Pétersbourg mais
sera exilé de nouveau, à 200 kilomètres de la capitale dans une des résidences
de sa famille. Il mettra alors à profit ce temps pour approfondir sa culture de
l’histoire russe. </p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-19 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>Ainsi, au milieu des années 1820, il commence à écrire son œuvre majeure «&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/34pOW4o" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Eugène Onéguine</a></em>&nbsp;» un roman en vers. Un an plus tard, il rédige «&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/2LYx0rp" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Boris Goudonov</a></em>&nbsp;», qui deviendra une célèbre tragédie, basée sur l’histoire russe.</p>



<p>À ce même moment, à St-Pétersbourg, se déroulera l’échec du
soulèvement des décembristes (coup d’état pour renverser le nouveau tsar
Nicolas Ier), qui créera, par la suite, une réelle fracture entre l’élite
sociale et le pouvoir politique.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-20 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>Les années 30 seront prolifiques, il écrira beaucoup de nouvelles comme «<a rel="noreferrer noopener" aria-label="&nbsp;la dame de pique (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://amzn.to/38LIWGq" target="_blank">&nbsp;<em>la dame de pique</em></a>&nbsp;» ou le recueil de nouvelles «&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/35tkhEy" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">les récits de feu Ivan Petrovitch Belkine</a></em>&nbsp;» qui dénonce l’appareil bureaucratique inhumain alors en place à St-Pétersbourg.</p>



<p>Tout au long de sa carrière, Alexandre Pouchkine écrira pour dénoncer une époque et un régime politique, après lui, les lecteurs russes attendront la même chose des autres écrivains. Ainsi après le poète, l’écriture russe est investie d’une vraie mission, celle de dénoncer, d’être en quelque sorte la voix du peuple.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-3">La légende du poète</h2>



<p>Le tsar Nicolas Ier gardera toujours un œil sur Pouchkine, tiraillé entre reconnaître son talent et le censurer pour ses écrits. Alors, il lui proposera un poste à la cour, pour pouvoir avoir un certain contrôle sur son travail, Pouchkine se verra obligé d’accepter pour des raisons financières.</p>



<p>En 1828, Alexandre Pouchkine tombe amoureux de Natalia Gontchnova,
il l’épousera 3 ans plus tard.</p>



<p>Cependant, sa jeune et belle femme aime la vie mondaine et particulièrement la vie à la cour, où elle est très appréciée du Tsar, mais aussi courtisée par le Comte d’Anthès. Par amour, le poète mènera cette vie d’apparat qu’il n’apprécie guère. Puis, les rumeurs circulant sur une possible liaison entre sa femme et le comte, pousseront Pouchkine à provoquer ce dernier en duel. Le poète y sera mortellement blessé et succombera quelques heures plus tard chez lui, à Saint-Pétersbourg. Cette mort prématurée a contribué à forger sa légende. </p>



<p>Il est possible de visiter cet appartement-musée, situé sur les bords de la Moïka où il est aujourd’hui encore empreint d’émotion.</p>
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		<title>Alexandre Blok</title>
		<link>https://alexandrederussie.com/culture/litterature/alexandre-blok/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 14:13:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://alexandrederussie.fr/?p=702</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>
<p>Être poète russe, voulait dire encore il y a peu en Russie et sans doute encore, être un voyant. Alexandre Blok fut cela, et, autant que Pouchkine, il aura marqué les lettres russes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>

<p>Alexandre Blok a marqué les lettres russes autant que Pouchkine. Être poète russe, voulait dire encore il y a peu en Russie, être un voyant.</p>



<p class="yoast-reading-time__wrapper"><span class="yoast-reading-time__icon"><svg aria-hidden="true" focusable="false" data-icon="clock" width="20" height="20" fill="none" stroke="currentColor" style="display:inline-block;vertical-align:-0.1em" role="img" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewbox="0 0 24 24"><path stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" stroke-width="2" d="M12 8v4l3 3m6-3a9 9 0 11-18 0 9 9 0 0118 0z"></path></svg></span><span class="yoast-reading-time__spacer" style="display:inline-block;width:1em"></span><span class="yoast-reading-time__descriptive-text">Temps de lecture estimé :   </span><span class="yoast-reading-time__reading-time">7</span><span class="yoast-reading-time__time-unit"> minutes</span></p>



<div class="wp-block-group sommaire has-very-light-gray-background-color has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-yoast-seo-table-of-contents yoast-table-of-contents"><h2>Sommaire</h2><ul><li><a href="#titre-1" data-level="2">Du berceau à la littérature</a></li><li><a href="#titre-2" data-level="2">Éducation et jeune poésie d&rsquo;Alexandre Blok</a></li><li><a href="#titre-3" data-level="2">La vie de famille</a></li><li><a href="#titre-4" data-level="2">La poésie de Blok</a></li><li><a href="#titre-5" data-level="2">Blok et la révolution bolchevique</a></li><li><a href="#titre-6" data-level="2">Alexandre Blok et son Temps de Nina Berberova</a></li></ul></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-1">Du berceau à la littérature</h2>



<p>Alexandre Blok (en russe : Алекса́ндр Алекса́ндрович Блок) est né le 28 novembre 1880 à Saint-Pétersbourg. Fils d&rsquo;avocat, musicien et écrivain, il ne se souvenait pas beaucoup de son père, ses parents s&rsquo;étant séparés peu après sa naissance.</p>



<p>Il a grandi dans la famille de sa mère, un milieu intellectuel riche, où son talent et son potentiel ont été généreusement mis à profit. Son grand-père était à la tête de l&rsquo;Université de Saint-Pétersbourg, tandis que sa grand-mère, sa mère et ses tantes étaient écrivains et traducteurs; le petit garçon a été exposé à la littérature très jeune.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-2">Éducation et jeune poésie d&rsquo;Alexandre Blok</h2>



<p>En 1898, Alexandre Blok entre à la faculté de droit de l&rsquo;Université de Saint-Pétersbourg, mais trois ans plus tard, sa prédilection pour la littérature le fait passer à la philosophie. En 1906, il était déjà un poète reconnu.</p>



<p>Alexandre Blok a commencé à écrire des vers à l&rsquo;âge de cinq ans, mais comme il l&rsquo;écrit dans son autobiographie, son premier travail sérieux est venu à l&rsquo;âge de 18 ans. Ses premiers travaux s&rsquo;inspirent de la poésie romantique du début du XIXème siècle de Vassili Tchoukovski et Alexandre Pouchkine. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à l&rsquo;université qu&rsquo;il a appris le symbolisme, une tendance littéraire qui est devenue populaire dans les années 1890 et qui a influencé la poésie et la vie de Blok.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-3">La vie de famille</h2>



<p>Il passa tous ses étés dans la maison de campagne de la famille à Shakhmatovo, un domaine voisin du chimiste de renommée mondiale Dmitry Mendeleev .</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-21 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>C&rsquo;est là que Blok est tombé amoureux de la fille de Mendeleev, Lyubov, et l&rsquo;a épousée en 1903. Son premier livre intitulé « <a href="https://amzn.to/2sw1udr" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Cantiques de la Belle Dame (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Cantiques de la Belle Dame</a> » (Стихи о Прекрасной Даме, 1904) a été dédié à Lyubov et lui a apporté la gloire. Il a été accueilli avec enthousiasme tant par les patriarches du mouvement symboliste que par la jeune génération.</p>



<p>A cette époque, Blok était déjà sous l&rsquo;influence de la philosophie et de la poésie mystique de Vladimir Soloviev. Sa femme est devenue la principale source d&rsquo;inspiration comme l&rsquo;idéal irréalisable d&rsquo;une femme, symbole de l&rsquo;âme mondiale et de l&rsquo;éternelle féminité (comme le grec Sophia dans la philosophie de Soloviev). Blok garda ce culte religieux pour son amour toute sa vie ce qui failli détruire sa famille, le couple ayant rarement des relations sexuelles.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
<a href="https://www.amazon.fr/Cantiques-Belle-Dame-Alexandre-Blok/dp/2110811668/ref=as_li_ss_il?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=alexandre+blok&amp;qid=1576504103&amp;sr=8-7&amp;linkCode=li3&amp;tag=alexderuss-21&amp;linkId=1f4d88ccf4d6d546763c157d79a7d54b" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" border="0" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2110811668&amp;Format=_SL250_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=alexderuss-21"></a><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=alexderuss-21&amp;l=li3&amp;o=8&amp;a=2110811668" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;">
</div>
</div>



<p>Au lieu de cela, il a eu de nombreuses liaisons extraconjugales, pensant que sa relation avec sa femme ne devait pas être gâchée par le sexe. Leur relation se détériora davantage lorsque l&rsquo;ami et collègue symboliste de Blok, Andrey Bely, tomba amoureux de Lyubov Blok. Les deux amis ont failli se retrouver en duel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-4">La poésie de Blok</h2>



<p>La poésie primitive de Blok, consacrée principalement à son idéal de la femme est pleine de symboles et de mysticisme. Il reflète une vision impressionniste du monde environnant. Le rythme, la musique et les sons étaient d&rsquo;une importance capitale pour lui.</p>



<p>Ses recueils de poésie suivants différaient sensiblement de son premier et dépeignaient la vie quotidienne, les événements révolutionnaires, la psychologie humaine et l&rsquo;amour tragique, dans des œuvres comme « Joie par inadvertance » (Нечаянная Радость, 1907), « Masque de neige » (Снежная&nbsp;маска, 1907), « Faina » (1906-1908) et « La terre dans la neige » (Земля в снегу, 1908). À ce moment, Alexandre Blok est le leader du symbolisme russe, bien que certains de ses pairs l&rsquo;ont accusé de trahir les idéaux reflétés dans sa première collection.</p>



<p>Les œuvres ultérieures du poète reflétaient surtout ses pensées sur la Russie : son passé et son avenir, la voie qu&rsquo;elle a choisie et les changements radicaux qu&rsquo;elle subissait à l&rsquo;époque. Il s&rsquo;agit des recueils Les heures de nuit (Ночные Часы, 1911), Poèmes sur la Russie (Стихи о России, 1915),  Mère patrie (Родина , 1907-1916) et Vengeance ( Возмездие, 1910-1921).</p>



<p>Avant la révolution de 1917, Blok écrivait dans son journal qu&rsquo;il savait « <em>qu&rsquo;un grand événement allait se produire</em>« , et ses pensées et ses préoccupations sur l&rsquo;avenir de la Russie se reflètaient dans ses vers ainsi que dans ses essais politiques et sociaux.</p>



<p>Rédigé en 1916, Blok n&rsquo;a jamais pris part aux combats actifs pendant la Première Guerre mondiale et a servi dans une unité du génie près de la ville de Pskov jusqu&rsquo;en mars 1917.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-5">Blok et la révolution bolchevique</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-22 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>Étonnamment pour la plupart de ses collègues et admirateurs, Blok a accueilli avec enthousiasme la Révolution russe de 1917. Il la considère comme une explosion de puissance cathartique et connaît un regain de créativité qui est couronné par ses poèmes les plus connus <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Les Douze (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://amzn.to/2RWqvsT" target="_blank"><strong>Les Douze</strong></a> ( Двенадцать, 1918) et <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Les Scythes (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://amzn.to/2PrK62m" target="_blank">Les Scythes</a></strong> (Скифы, 1918).</p>



<p>Les Douze représentent un groupe de soldats de l&rsquo;Armée rouge (une allusion claire aux Douze Apôtres) marchant à travers la révolutionnaire à Petrograd et conduits par la figure du Christ &#8211; une image fortement condamnée par les intellectuels russes. De nombreux dispositifs artistiques tels que des sons distinctifs, des rythmes clairs et découpés, des couleurs sombres, des symboles répétitifs et un langage argotique ont contribué à capter l&rsquo;ambiance de l&rsquo;époque et la vision ambivalente de Blok de la révolution.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
<a href="https://www.amazon.fr/Douze-Alexandre-Blok/dp/2844852637/ref=as_li_ss_il?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=alexandre+blok&amp;qid=1576504282&amp;sr=8-2&amp;linkCode=li3&amp;tag=alexderuss-21&amp;linkId=2ec85ce1bc80ae87b48472b9fe41df23" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" border="0" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2844852637&amp;Format=_SL250_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=alexderuss-21"></a><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=alexderuss-21&amp;l=li3&amp;o=8&amp;a=2844852637" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;">
</div>
</div>



<p>Malgré sa controverse, plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires du poème ont été vendus la première année et il a même été interdit dans certains pays comme blasphématoire.</p>



<p>Blok est rapidement devenu désabusé par les bolcheviks et leurs méthodes du gouvernement jusqu&rsquo;à cesser de composer de la poésie. De 1918 à 1921, il a travaillé comme essayiste, rédacteur, traducteur, éditeur et employé de théâtre dans différentes organisations gouvernementales et maisons d&rsquo;édition.</p>



<p>De temps en temps, il récitait ses vers en public à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Son dernier discours public remarquable en février 1921 s&rsquo;intitulait « <em>L&rsquo;appel du poète</em> » et était dédié à Alexandre Pouchkine. Blok le considérait comme le plus grand poète de tous les temps, capable d&rsquo;unir la Russie dans les temps difficiles de la guerre civile russe.</p>



<p>Alexandre Blok mourut le 7 août 1921 à Petrograd (aujourd&rsquo;hui Saint-Pétersbourg) de causes inconnues, bien que l&rsquo;on pense que la dépression profonde et l&rsquo;épuisement nerveux et physique ont pu jouer leur rôle. Certains disent qu&rsquo;avec sa mort mystérieuse, l&rsquo;ancienne Russie pré-révolutionnaire avait également disparu.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-6">Alexandre Blok et son Temps de Nina Berberova</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-23 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<p>Alexandre Blok, avant de mourir en 1921, avait formé le projet de quitter l&rsquo;URSS. Un an plus tard, <a aria-label="Nina Berberova (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener" href="https://amzn.to/2Z0hXTm" target="_blank">Nina Berberova</a> partait pour l&rsquo;Ouest. La coïncidence est révélatrice. </p>



<p>Ce livre qu&rsquo;elle écrivit en France, en français, et qui date de 1947, ne fut pas seulement pour Nina Berberova une manière de rendre hommage, par la biographie du poète et le commentaire de son oeuvre, à l&rsquo;écrivain qui, après Pouchkine, l&rsquo;avait le plus influencée. C&rsquo;était aussi une occasion pour elle d&rsquo;évoquer le trouble, les illusions et le désarroi des intellectuels dans un temps marqué par l&rsquo;équinoxe révolutionnaire. Et de laisser entendre ainsi à quelle sorte de sensibilité l&rsquo;émigration se rattachait. </p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
<a href="https://www.amazon.fr/Alexandre-Blok-Temps-Nina-Berberova/dp/2868697569/ref=as_li_ss_il?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=alexandre+blok&amp;qid=1576505077&amp;sr=8-3&amp;linkCode=li3&amp;tag=alexderuss-21&amp;linkId=414b7394e3cab6086e6337b8e3a25c32" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" border="0" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2868697569&amp;Format=_SL250_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=alexderuss-21"></a><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=alexderuss-21&amp;l=li3&amp;o=8&amp;a=2868697569" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;">
</div>
</div>



<p>C&rsquo;est pourquoi, au-delà de sa qualité monographique, Alexandre Blok et son temps prend place à côté de C&rsquo;est moi qui souligne, de l&rsquo;Histoire de la baronne Boudberg et de l&rsquo;Affaire Kravtchenko. </p>
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		<title>Mikhaïl Boulgakov &#038; Le Maître et Marguerite</title>
		<link>https://alexandrederussie.com/culture/litterature/mikhail-boulgakov/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 17:16:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_123_5d2</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>
<p>Mikhaïl Boulgakov est un célèbre homme de lettres et dramaturge russe, né à Kiev le 3 mai 1891 et mort à Moscou le 10 mars 1940. Auteur d’œuvres majeures de la littérature russe comme Cœur de chien ou Le Maître et Marguerite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié par <a href="https://alexandrederussie.com/author/alexandre/">Alexandre</a> sur <a href="https://alexandrederussie.com">Alexandre de Russie</a></p>

<p>Mikhaïl Boulgakov est un célèbre homme de lettres et dramaturge russe. Il a vécu de nombreuses années dans le <a href="https://alexandrederussie.com/tag/quartier-etang-patriarches/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quartier des patriarches</a> à Moscou.</p>



<p class="yoast-reading-time__wrapper"><span class="yoast-reading-time__icon"><svg aria-hidden="true" focusable="false" data-icon="clock" width="20" height="20" fill="none" stroke="currentColor" style="display:inline-block;vertical-align:-0.1em" role="img" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewbox="0 0 24 24"><path stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" stroke-width="2" d="M12 8v4l3 3m6-3a9 9 0 11-18 0 9 9 0 0118 0z"></path></svg></span><span class="yoast-reading-time__spacer" style="display:inline-block;width:1em"></span><span class="yoast-reading-time__descriptive-text">Temps de lecture estimé :   </span><span class="yoast-reading-time__reading-time">7</span><span class="yoast-reading-time__time-unit"> minutes</span></p>



<div class="wp-block-group sommaire has-very-light-gray-background-color has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-yoast-seo-table-of-contents yoast-table-of-contents"><h2>Sommaire</h2><ul><li><a href="#titre-1" data-level="2">Histoire de l&rsquo;auteur &#8211; Mikhaïl Boulgakov</a></li><li><a href="#titre-2" data-level="2">Quelques uns des chefs-d&rsquo;oeuvre de Mikhaïl Boulgakov</a></li><li><a href="#titre-3" data-level="2">Pour les amoureux de l’auteur de passage à Moscou </a></li></ul></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-1">Histoire de l&rsquo;auteur &#8211; Mikhaïl Boulgakov</h2>



<p>Après ses études secondaires, Boulgakov entre à la faculté de médecine de l’Université de Kiev, dont il est diplômé en 1916. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est d’abord envoyé au front, où il officie dans les hôpitaux militaires, avant d’être muté dans un hôpital civil de la région de Smolensk. Durant ces années de guerre, il contracte une addiction à la morphine qui marquera certains de ces futurs écrits (Morphine, 1927).</p>



<p>Sa carrière d’écrivain commence véritablement à Moscou, à parti de 1921. En 1926, sa pièce&nbsp;<em>Les Jours des Tourbin</em>e est présentée au Théâtre d’art de Moscou où elle obtient un franc succès. Boulgakov continue d’écrire pour le théâtre jusqu’en 1930, mais se heurte de plus en plus violemment à la censure. Il est fréquemment forcé de couper et de remanier ses pièces. Son appartement est plusieurs fois perquisitionné par la Guépéou (ГПУ – Administration politique d’Etat) et ses manuscrits sont confisqués. </p>



<p>Staline lui-même en vient à critiquer ses œuvres, et Boulgakov devient un indésirable du monde des Lettres. Interdit de publier, il travaille pendant six ans comme assistant réalisateur pour le Théâtre d’Art, il œuvre également en tant que traducteur ou comme librettiste pour le Bolchoï.</p>



<p>Durant la décennie 1930-1940, Boulgakov continue néanmoins d’écrire même si ses œuvres ne sont plus éditées. Il consacre en particulier plusieurs ouvrages et biographies à Molière, dont il est un fervent lecteur. Ensuite,il rédige son chef-d’œuvre le <em>Maître et Marguerite</em>. Pendant cette période, il est inspiré et soutenu par sa muse, Elena Sergueïevna Chilovskaïa, qu’il a rencontré quelques années plus tôt, alors qu’il s’apprêtait à fuir la Russie. Mais son état de santé s’aggrave peu à peu et Boulgakov décède le 10 mars 1940, d’une maladie rénale, à l’âge de 48 ans.</p>



<p> A Moscou <strong><a href="https://alexandrederussie.com/moscou/divertissements-msc/appartement-musee-mikhail-boulgakov/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’appartement de Boulgakov</a></strong> où il a vécu 3 ans a été transformé en musée.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Mikhaïl Boulgakov (1973 / France Culture)" width="696" height="392" src="https://www.youtube.com/embed/5tKXnjPuUeA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption> <em>Récit sur la vie de M. Boulgakov sur France Culture</em> </figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-2">Quelques uns des chefs-d&rsquo;oeuvre de Mikhaïl Boulgakov</h2>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-24 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<h3 class="wp-block-heading">Cœur de chien (<em>Собачье сердце</em>)</h3>



<p>Achevé en&nbsp;1925&nbsp;(publié en URSS en&nbsp;1987)</p>



<p><em>La nouvelle&nbsp;<a href="https://amzn.to/2LVIrzW" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Cœur de chien (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Cœur de chien</a>&nbsp;a été écrite pour le journal littéraire&nbsp;Nedra&nbsp;(Les Entrailles) en 1925, mais elle ne sera pas publiée alors car elle est jugée contre-révolutionnaire. Publiée à l’étranger, elle le sera pour la première fois en URSS dans le numéro 6 du journal&nbsp;Znamia&nbsp;(Знамя) en&nbsp;1987. – Wikipedia</em></p>



<p>Nouvelle satirique, dans laquelle un scientifique greffe les organes d’un homme sur un chien. L’animal finit par se métamorphoser en un communiste ivrogne et fanatique. </p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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<p></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-25 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<h3 class="wp-block-heading">Le Maître et Marguerite (<em>Мастер и Маргарита</em>)</h3>



<p>Dernières corrections du 13 février 1940 (publié en URSS, de manière intégrale, en 1973).</p>



<p>Version revisitée du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, c’est à la fois une histoire d’amour, une comédie burlesque et un conte fantastique,&nbsp;considérée comme l’une des œuvres majeures de la littérature russe du XXème siècle.</p>



<p>Boulgakov commença&nbsp;la rédaction de son roman en 1928. Trois versions virent le jour avant que sa femme peaufine la quatrième et dernière version après sa mort en 1940.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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<p></p>
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</div>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-26 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<h3 class="wp-block-heading">La Garde blanche (<em>Белая Гвардия</em>) </h3>



<p>1925 (publié en URSS en 1966)</p>



<p> <em>La Garde blanche paraît d’abord sous une forme périodique dans une revue littéraire de la période soviétique Rossia en 1926. Le volume devait constituer la première partie d’une trilogie, mais sa publication a été interrompue par l’arrêt de la revue sur décision du gouvernement soviétique. Ne pouvant obtenir la publication en volume de son roman avant la mort de Staline, Boulgakov adapte pour le Théâtre d’art de Moscou La Garde blanche, qui devient Les Jours des Tourbine. Un temps interdite, la pièce est finalement autorisée sur l’intervention de Staline et devient l’un des plus grands succès théâtraux de Boulgakov. – Wikipédia</em></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
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<p></p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-27 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<h3 class="wp-block-heading">Le Roman de monsieur de Molière (<em>Мольер</em>)</h3>



<p>Achevé en 1933 (publié en URSS, de manière expurgée, en 1962, de manière intégrale en 1989) </p>



<p> <em>Le livre exprime sa passion pour l’œuvre et le personnage du grand dramaturge français Molière. Dans le titre de l’œuvre, la juxtaposition du mot roman et du nom du personnage dont on raconte le roman pose problème : il s’agit en effet d’un « personnage » historique, réel, dont la vie a pu être reconstituée à travers différents documents considérés comme fiables. – Wikipédia</em> </p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%">
<a href="https://www.amazon.fr/roman-monsieur-Moli%C3%A8re-Mikha%C3%AFl-Boulgakov/dp/2070385957/ref=as_li_ss_il?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;keywords=Le+Roman+de+monsieur+de+Moli%C3%A8re&amp;qid=1576491012&amp;sr=8-1&amp;linkCode=li3&amp;tag=alexderuss-21&amp;linkId=3b85832bcf4360d108d2492eaf6ad464" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><img decoding="async" border="0" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2070385957&amp;Format=_SL250_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=alexderuss-21"></a><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=alexderuss-21&amp;l=li3&amp;o=8&amp;a=2070385957" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;">



<p></p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading" id="titre-3">Pour les amoureux de l’auteur de passage à Moscou&nbsp;</h2>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:75%">
<h3 class="wp-block-heading"><a rel="noreferrer noopener" href="https://amzn.to/2T12CSQ" target="_blank">Moscou endiablé, sur les traces de Maître et Marguerite</a> </h3>



<p> Moscou endiablé, sur les traces de Maître et Marguerite est une bande dessinée consacrée à M. A. Boulgakov et son roman clé, Maître et Marguerite. Ce reportage en BD emmène le lecteur en promenade à travers le Moscou de cet illustre roman et de son non moins illustre auteur. De lieux en lieux, des histoires courtes en BD content la vie de Boulgakov et la genèse de son roman à une époque charnière de l&rsquo;Union Soviétique en s&rsquo;appuyant sur des interviews et des reportages, adoptant des points de vue insolites et nouveaux sur un chef d&rsquo;oeuvre de la littérature russe. </p>
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<h3 class="wp-block-heading">City Guide Louis Vuitton Moscou</h3>



<p> Dans le&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://amzn.to/2E0LRfS" target="_blank"><strong>City Guide Louis Vuitton</strong></a>&nbsp;sur Moscou vous pouvez retrouver une balade qui vous fera découvrir tous les lieux emblématiques de l’univers de Boulgakov. </p>



<p>À la fois prescripteur et indicateur de tendances, le City Guide Louis Vuitton propose au lecteur ce subtil cocktail d&rsquo;avant-garde, de classicisme, de références qui ont fait son succès. Commentateurs attentifs et informés des mutations qui agitent le coeur des villes, forts d&rsquo;un regard décalé sur la mode, le design, le bien-être, l&rsquo;art contemporain, la gourmandise ou la culture, ils expriment le caractère de chaque ville. Servis par une équipe de journalistes et d&rsquo;écrivains venus de tous horizons et de différents pays, ils témoignent du foisonnement des villes et des comportements de ses habitants. </p>
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