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    Parc et palais d’Alexandria

    Quatre générations de la dynastie Romanov passèrent leurs vacances d’été dans le palais et le parc d’Alexandria à Peterhof (également appelé simplement parc d’Alexandrie). De 1830 à 1917, le complexe était considéré comme la résidence officielle de l’empereur.

    Aujourd’hui, le parc d’Alexandria est resté idéal pour les loisirs familiaux. Vous pourrez vous y promener, visiter des musées et des expositions, participer à des tournois et des festivals. L’ensemble se trouve à proximité du célèbre palais et des parcs Peterhof.

    Temps de lecture estimé : 19 minutes

    Infos pratiques

    Adresse
    Parc Alexandria, Peterhof

    Horaires
    Le parc est ouvert tous les jours de 9h à 20h et jusqu’à 22h en saison.
    Les expositions ouvrent de 10h30 à 18h.

    Tarifs 2021
    Parc seul : 300 RUB
    Billet complet avec le palais et la ferme : 1000 RUB

    Histoire d’Alexandria

    Le palais et le parc Alexandria étaient des lieux de vacances d’été pour les quatre générations de la dynastie Romanov. Il jouxte la frontière orientale de la résidence officielle de l’empereur, séparée par un mur du parc inférieur.

    L’histoire de cet endroit aurait pu être radicalement différente si, en 1725, Alexandre Menshikov, qui possédait le terrain, avait réussi à construire le grand palais de banlieue, « Moncourage ». Mais lorsqu’il fut proscrit, ses biens furent confisqués laissant le palais inachevé. Plus tard, l’impératrice Anna Ioannovna ouvrit, ici, un parc de chasse pour les tsars, appelé « Yardgarten ».

    En mai 1826, l’empereur Nicolas Ier de Russie émit un décret pour « construire sur le site de la ruine de Menshikov une maison de campagne ou un chalet, avec tous les services auxiliaires et un parc ». La construction fut supervisée par l’architecte écossais Adam Menelaws. Il érigea le palais du Cottage dans le style néogothique qui était à la mode à l’époque. Menelaws aménagea également un parc paysager de 11,5 hectares. Avec l’aide des maîtres jardiniers F. Wendelsdorf, N. Rodionov et A. Gombel, il réussit à créer, au bord du golfe de Finlande, l’un des parcs paysagers les plus intéressants et les plus originaux du romantisme russe… Autrefois, depuis ce pont de la Ruine enjambant un profond ravin, on pouvait voir les restes du palais inachevé du « Moncourage ». Le parc est décoré de pavillons, de pergolas et de bancs de jardin.

    Pendant vingt-deux ans, A.I. Stackenschneider, reconstruisit une ferme créée par Adam Menelaws, ainsi que le pavillon. Ces nouveaux bâtiments étaient destinés à accueillir le grand-duc Konstantin Nikolaevitch, deuxième fils de l’empereur Nicolas Ier et d’Alexandra Feodorovna.

    Depuis les années 1970, près de la chapelle gothique, on peut trouver la tombe du maître jardinier P. I. Ehrler. Construite dans le style néo-gothique, selon le projet de K. Schinkel, elle est devenue l’une des constructions les plus originales et les plus belles d’Alexandria.

    Le nom actuel du lieu est lié au début du mois d’août 1829, lorsque Nicolas Ier offrit la ferme à son épouse Alexandra Feodorovna. Il donna le nom d' »Alexandria » à l’ensemble du parc et du palais.

    Une variété de constructions fut installée à Alexandria, pour l’éducation, la formation et les loisirs des enfants impériaux. Par exemple, le terrain de sport sur le côté sud du « Cottage », recréé d’après les plans de L.I. Linden, le professeur de gymnastique de l’empereur. De même, la forteresse des enfants et la tour du pompier furent recréées près du palais agricole. Malheureusement, la maison de campagne des enfants, le pigeonnier, la ferme des enfants au bord de la mer et le moulin à eau, sur le ruisseau à l’est du palais, ne furent pas conservés.

    Le parc moderne d’Alexandria est un endroit magnifique pour les escapades en famille. Les enfants, accompagnés de leurs parents, peuvent visiter le terrain de gymnastique des grands ducs, prendre part au festival des chevaliers, participer aux programmes interactifs et aux reconstitutions historiques, sonner la cloche de la tour d’incendie des enfants ou simplement se promener dans l’un des plus beaux parcs du pays.

    Plan du parc Alexandria

    alexandria

    Le palais agricole (3)

    Pour accentuer encore le caractère idyllique de la résidence de campagne, par décret de l’empereur, en 1831, l’architecte Adam Menelaws, construisit une ferme avec une étable, des chambres pour les bergers, des cuisines et des garde-manger. Les vaches de race pure étaient commandées spécialement en Angleterre, qui fournissaient à la famille des produits laitiers, et même le berger était anglais. C’était une modeste maison rurale dont le toit était peint de la couleur de la paille et qui était entourée de galeries sur piliers ressemblant à des troncs de bouleau. À la fin des années 1830, une annexe de deux étages fut ajoutée au pavillon de la ferme, qui abritait les salons de l’héritier du trône – le futur empereur Alexandre II.

    Au cours des deux décennies suivantes, le bâtiment fut reconstruit à plusieurs reprises. La première reconstruction était liée au mariage, en 1841, du prince héritier (Tsesarevich) Alexandre et de la princesse de Hesse-Darmstadt, dans l’orthodoxie – Maria Aleksandrovna. Plus tard, le bâtiment fut agrandi en raison de la naissance de leurs enfants. Pendant les reconstructions, la grange fut déplacée dans un nouveau bâtiment sur la route de Peterhof. Avec l’accession au trône d’Alexandre Nikolaïevitch, le statut de la maison changea et, en 1860, la modeste ferme devint le palais agricole de l’empereur Alexandre II.

    alexandria

    La conception de l’intérieur du palais agricole, comme toutes les autres constructions du parc, fut réalisée dans le style néo-gothique. Certains éléments de sa finition originale furent préservés : stucs, fragments de peintures sur les murs et les plafonds, fragments de parquet en chêne, poêles, cheminées et escaliers. Le bâtiment était équipé de toutes les commodités nécessaires à l’habitation : un ascenseur, des conduites d’eau, des toilettes et des salles de bain. Le bain de marbre dans la salle de toilette de Maria Aleksandrovna, fut conservé jusqu’à nos jours.

    Le détail intérieur le plus significatif du palais agricole, est le Bureau bleu d’Alexandre II. C’est ici que l’empereur recevait ses ministres, écoutait les rapports sur l’avancement des opérations militaires et dirigeait les réunions des comités chargés de réformer le pays. C’est ici que le projet de loi le plus important, concernant la libération des paysans du servage fut préparé.

    bureau bleu alexandria

    Le Bureau bleu conserve quelques souvenirs ayant appartenu à l’empereur : une mallette en cuir pour les documents, une mallette d’instruments de dessin et un crucifix en ivoire. Les chaises conservées, issues du décor mobilier original, et l’unique horloge à cadrans multiples. Elle indiquait l’heure dans 66 villes de province en Russie et en Alaska. Le coussin en cuir avec des traces de sang se trouvait dans la voiture de l’empereur le 1er mars 1881, lors de sa mort tragique.

    De nombreuses pièces du palais agricole donnent accès aux terrasses ou au jardin. Devant la façade orientale du palais fut aménagé le jardin privé de l’impératrice, entouré de pergolas sur trois de ses côtés. La fontaine dans le bassin ovale, est ornée de la sculpture en bronze « la Nuit », coulée selon l’impression de l’original en marbre du sculpteur français, Joseph Pollet.

    C’est le seul palais de Russie construit pour Alexandre II. Pendant un demi-siècle, depuis son enfance, sa vie était étroitement liée à ce bâtiment unique, qui changeait en même temps que son propriétaire.

    Pour la première fois depuis 1932, l’exposition du Palais agricole, en tant que musée, fut ouverte après la restauration, le 19 juin 2010.

    Exposition « Les résidents de l’été »

    Le 10 août 2016, une nouvelle exposition permanente ouvrit au sein du Palais agricole. Le projet culturel et historique « Résidents d’été de Peterhof » occupe 15 salles et invite les visiteurs à se plonger dans l’atmosphère des vacances d’été sur la côte sud du golfe de Finlande aux 19-20e siècles. À l’aide de plus de 300 pièces de musée, les conservateurs racontent l’histoire de la culture russe des vacances d’été. Fort d’une grande expérience en matière de projets innovants, le musée-réserve de Peterhof réussit à recréer une atmosphère unique de vie à la campagne au tournant des siècles en utilisant les technologies modernes.

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le mot « datcha » (maison d’été) se répandit pour décrire les maisons de vacances des familles urbaines. Passer les vacances à Alexandria permettait aux Romanov de plus ou moins s’affranchir des conventions de la cour, qui limitaient leur mode de vie.

    Dans la « datcha privée » d’Alexandria, chacun avait la possibilité de pratiquer son activité favorite : pêche, chasse, cueillette de champignons et de baies, promenades à pied et à cheval, vélo et jeux de plein air. La haute société se rendait également à Peterhof, parmi les célèbres habitants de la datcha figuraient des familles telles que Benois, M.G. Vrubel, M.F. Kshesinskaya, D.I. Mendeleev, N.A. Nekrasov, A.G. Rubinstein, F.G. San-Galli, S.M. Tretyakov, I.S. Turgenev, P.I. Tchaikovsky, et bien d’autres encore.

    Le nouveau projet d’exposition raconte les résidents de Peterhof d’été, et ce qu’était la vie de datcha dans une ville de Peterhof pour le bureau de la cour. La routine sociale habituelle était maintenue ici : les résidents de Peterhof d’été recevaient des invitations pour des événements officiels à la cour, assistaient à des dîners et des réceptions de fête. Outre les divertissements sociaux, il y avait aussi des plaisirs simples : nager dans le golfe de Finlande, faire du vélo dans le parc, pique-niquer, se rendre visite. Et bien sûr, l’été à la datcha était inévitablement lié à la préparation de confitures et de liqueurs de fruits savoureuses : c’est ainsi que le goût de la datcha pouvait être préservé pendant le long hiver de Saint-Pétersbourg.

    L’exposition se déroule selon la routine de cette vie : de l’agitation de la capitale et du tumulte de la gare au silence du soir et à la tranquillité des vacances à la campagne au bord de la mer. Les visiteurs de l’exposition monteront sur la véranda d’une datcha typique, se retrouveront dans l’atelier d’un artiste, visiteront le cabinet d’un aristocrate, le boudoir d’une dame et la chambre d’un enfant, découvriront les divertissements et les plaisirs de l’été à Peterhof, ses saveurs, ses goûts et ses sons, et ressentiront la tristesse de l’automne en quittant Peterhof.

    En plus des salles de musée, les invités pourront visiter une sorte de cinéma, où des citoyens éminents de Saint-Pétersbourg racontent les particularités de la culture estivale de la datcha. L’exposition s’adresse à un public familial et à tous ceux qui s’intéressent à la vie de Saint-Pétersbourg au début du siècle.

    Le palais cottage (1)

    Au milieu du XVIIIe siècle, l’intérêt croissant pour le Moyen Âge, lié au début du mouvement romantique en Angleterre, s’est rapidement répandu dans le monde entier et donna vie au style néo-gothique. C’est dans cette période que le Palais cottage est bâti.

    cottage alexandria

    Le bâtiment s’est avéré inhabituel pour l’époque. De tous les côtés, il est entouré de balcons, de terrasses avec arcade en fer ajouré, envahis de verdure. Un charmant jardin se trouve devant la maison. Les roses blanches étaient les fleurs préférées de l’impératrice. Ainsi, les roses d’Alexandria étaient présentées dans une innombrable variété de formes, de types et de tons. Même le blason d’Alexandria, inventé à la demande de Nicolas Ier par le poète V. A. Joukovski, représentait un bouclier héraldique bleu avec une épée de chevalier, passée dans une couronne de roses blanches. Joukovski inventa également la devise : « Pour la foi, le tsar et la patrie ». Ces armoiries sont représentées sur les façades du palais, à l’intérieur et sur de nombreux objets, qui sont conservés dans le palais jusqu’à ce jour.

    Au début des années 1840, l’architecte Andreï Stackenschneider construisit une salle à manger adjacente au Palais cottage, avec une terrasse extérieure, décorée d’une élégante fontaine en marbre, réalisée par Felicia de Foveaux. Dans la niche du mur nord du palais, se trouve une sculpture, « Madone à l’enfant », œuvre de I.P. Vitali.

    Le style néo-gothique se distingue non seulement par son architecture, mais aussi par la décoration de ses intérieurs. L’ornementation caractéristique sous forme d’arcs en lancette, de rosaces, de trèfles et de fleurons était utilisée dans les décorations en stuc, les peintures et dans la conception de meubles et objets d’art décoratif et appliqué.

    Le Palais cottage comprend également de nombreux objets de famille, préservant la mémoire des propriétaires et les événements historiques de l’époque. Une pierre portant le monogramme du sultan turc, est montée à l’intérieur du mur du vestibule, rapportée par Nicolas Ier de l’assaut de Varna. Le lustre en argent de la grande salle de réception est un cadeau des parents allemands de l’impératrice pour les noces d’argent des époux. L’importance de sa famille pour l’empereur est représentée par les portraits sculptés de sa femme et de ses enfants, dans son bureau.

    Le palais cottage est l’unique monument de l’époque du romantisme qui fut préservé jusqu’à nos jours, sans reconstructions ni ajouts ultérieurs. Les intérieurs du palais, remplis d’objets authentiques, évoquent une atmosphère de chaleur et de confort familial. Selon les propres mots de Nicolas Ier, il voulait être là-bas non pas en tant qu’empereur, mais en tant que « mari de la dame de Peterhof », et sa femme Aleksandra Feodorovna avoua qu’elle y était « heureuse comme nulle part ailleurs ».

    L’obélisque sur le lieu de l’exécution des décembristes n’est pas directement lié au thème du musée, mais en fait partie. Le site historique, où étaient cantonnés les cinq dirigeants du célèbre soulèvement non réalisé, est devenu un site commémoratif en 1975. Le monument en marbre rose est volontairement modeste, il n’est orné que d’un bas-relief avec les profils des victimes et une inscription commémorative. En guise d’épitaphe au verso, il y a des lignes du manuel de Pouchkine du poème « To Chaadaev ».

    L’église gothique (2)

    L’un des chemins à l’ouest du palais cottage, en traversant le pont de la Ruine et en passant devant le palais agricole, mène à un élégant bâtiment – l’église de la famille de Nicolas I. Son emplacement fut choisi par l’empereur lui-même. En 1834, l’église fut consacrée au nom du bienheureux grand-duc Alexandre Nevsky. Créée dans le style gothique médiéval, elle reçut le nom de « chapelle gothique ». Le projet fut commandé à un remarquable architecte allemand, K.F. Schinkel. La construction, initialement supervisée par Adam Menelaws, fut achevée par J.I. Charlemagne.

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    Rappelant une cathédrale gothique médiévale en miniature, la chapelle sert de décor romantique spectaculaire au parc. Les façades nord, ouest et sud de l’église, furent formées de manière identique. Au centre : les portails en arc, au-dessus d’eux : les rosaces rondes avec un vitrail. La façade orientale est jouxtée d’une corniche tridimensionnelle : l’abside. Les huit clochers sont couronnés de croix orthodoxes dorées. L’édifice est richement décoré, avec des moulages en fer et des sculptures en dentelle. Les quarante-trois statues, créées à partir de feuilles de cuivre, selon les modèles du sculpteur V. I. Demuth-Malinovsky, représentent des anges, des saints apôtres, des évangélistes et la Vierge à l’enfant.

    Les portes en chêne massif mènent directement dans le hall de l’église. À l’intérieur, tout comme à l’extérieur, l’église est décorée dans le style néogothique : les arcs, les voûtes flamboyantes et les fenêtres rondes avec les vitraux. Mais par sa disposition, c’est une église orthodoxe. L’autel se trouve sur le côté ouest, séparé de la salle principale de l’église par l’iconostase. Toutes les icônes furent réalisées par le peintre de la cour, Timofey Neff.

    Depuis l’époque de sa consécration, la chapelle gothique servit d’église domestique aux quatre générations d’empereurs russes : Nicolas Ier, Alexandre II, Alexandre III et Nicolas II. Les cultes réguliers s’y déroulaient en été. Les visites de la famille impériale étaient appelées « petites visites » et les jours de fête, ils organisaient de « grandes visites » à l’église des Saints Apôtres Pierre et Paul, au Grand Palais de Peterhof.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’édifice survécut, la fonte des façades et une grande partie des sculptures furent préservées, mais la finition fut endommagée.

    À l’automne 2006, après l’achèvement de la restauration, la chapelle gothique fut consacrée une nouvelle fois durant la cérémonie de réinhumation des reliques de l’impératrice russe, Maria Feodorvna, épouse de l’empereur Alexandre III. Ses cendres refirent le chemin, du Danemark à Saint-Pétersbourg, via Kronstadt et Peterhof, que la future impératrice fit lors de son arrivée en Russie. Le service eut lieu dans la chapelle gothique, en présence des membres de la Maison du Danemark et des descendants de la famille impériale des Romanov.

    Le poste télégraphique (5)

    Le bâtiment du poste télégraphique du Palais à Alexandria fut construit en 1858, selon le projet de l’architecte A. I. Stackenshneider. La station faisait partie de la ligne télégraphique électromagnétique de Cronstadt, qui enveloppait l’Empire russe de son réseau dense, sous le règne de l’empereur Alexandre II.

    Le poste télégraphique d’Alexandria, était à l’origine destinée non seulement aux besoins de la cour impériale, mais aussi à un usage public, c’est pourquoi le bâtiment fut construit à la limite même du parc et avait deux entrées. Les laquais de la cour avec les télégrammes « suprêmes » entraient par le côté du parc, l’entrée pour les résidents urbains était séparée par une clôture spéciale.

    L’exposition au premier étage de la station télégraphique du palais est consacrée à l’histoire du télégraphe optique, qui précéda le télégraphe électromagnétique. La première ligne de télégraphe optique en Russie, qui reliait Saint-Pétersbourg à Kronstadt, fut construite en 1833, sous la direction de l’ingénieur français Jacques Chateau. L’une des stations était basée à Alexandria, sur la rive du golfe de Finlande. Le modèle de fonctionnement du télégraphe de Chateau est présenté dans le musée.

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    L’atmosphère historique du poste télégraphique fut recréée au rez-de-chaussée du musée. En effet, pendant la présence de la famille suprême à Alexandria, il fonctionnait 24 heures sur 24. Le cabinet du supérieur, combinait les caractéristiques des locaux commerciaux avec la salle de repos. À la Réception, vous pouvez découvrir quels feuillets étaient utilisés pour les télégrammes et comment ils étaient payés. Dans la salle des équipements sont exposées les machines télégraphiques de Samuel Morse et de David Hughes. Grâce à elles, les télégrammes étaient envoyés dans toutes les régions de Russie en quelques minutes, mais aussi à l’étranger. Pour l’entretien et la réparation de l’équipement télégraphique, il y avait sur place un atelier de station contenant un ensemble d’outils essentiels.

    Comme les fonctionnaires du télégraphe de rang inférieur résidaient en permanence au poste, celui-ci était équipé de toutes les installations communes nécessaires : les baraquements et la cuisine, qui servait dans le même temps de salle à manger pour le personnel. Sur le côté Est du bâtiment, on trouve une cour adjacente au foyer, avec des écuries pour les chevaux. L’authentique pavement, la glacière avec le puits pour drainer l’eau de fonte, et même le cadre de la fosse d’aisance sont restés intactes.

    La maison des coursiers (4)

    La Maison du service de messagerie ou le musée de la « Maison Feldjager », qui fut inauguré le 2 juin 2014, est liée à l’histoire du service de coursier secret russe (en allemand Feldjagers). Elle fut construite sur l’ordre de l’empereur Alexandre II, près du palais agricole qui servait de maison d’été à la famille impériale. La maison était destinée au coursier de service de l’empereur.

    La construction en bois, qui combine les éléments de l’architecture russe en bois et les motifs gothiques, s’intègre parfaitement à l’ensemble du parc romantique « Alexandria ». À côté du bâtiment principal, il y a une cour intérieure où se trouvaient les réservoirs d’eau et le bois de chauffage, le charbon de bois et d’autres accessoires ménagers.

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    L’exposition du musée est située dans deux petites pièces : la chambre du Kammerdiener (le valet) et la chambre du Feldjager en service (le coursier militaire pour la livraison de la correspondance secrète du gouvernement). Les fonctions du coursier comprenaient : l’escorte de l’empereur, de sa famille et des dignitaires, lors de tous ses voyages, ainsi que l’exécution de missions spéciales de l’empereur. L’histoire du service des feldjagers revit sur les pages de livres multimédia, présentés dans l’exposition de la salle des Kammerdiener.

    Dans le musée, vous pouvez voir l’uniforme de l’officier du campus impérial des feldjagers, des coffres forts portables pour les marchandises de valeur et un sac en cuir pour les documents, dont le coursier ne se séparait jamais. La devise principale des feldjagers était : « Si je ne me dépêche pas, je perds ma dignité ». Aujourd’hui, le service d’État des feldjagers assure toujours la sécurité des informations de la Russie.

    La Maison du service de messagerie est l’un des rares bâtiments en bois historiquement significatifs, qui survécut pendant la Seconde Guerre mondiale et fut préservé dans l’après-guerre.

    La nouvelle ferme d’Alexandria (28)

    La nécessité du bâtiment de la nouvelle ferme est apparue dans les années 1850, lorsque l’ancienne ferme dite « de Sasha » commença à être agrandie pour devenir le palais agricole de l’héritier du trône, le futur empereur Alexandre II. La Nouvelle Ferme fut construite entre 1854 et 1855 selon le projet de A.I. Shtakenshneider et sous la supervision de l’architecte E.L. Hahn. Le complexe comprenait de nombreux bâtiments : maisons pour les bergers et les granges, étable, porcherie, granges, grange d’été, poulailler, etc. La ferme était devenue non seulement un lieu où les enfants royaux buvaient du lait, mais aussi une ferme modèle, où les dernières technologies agricoles de l’époque étaient testées. À l’époque soviétique, le bâtiment abritait une écurie, un garage et une école d’art. Les intérieurs historiques furent perdus et seul l’inventaire fut préservé. En 2013, les travaux commencèrent pour restaurer le bâtiment et l’adapter aux besoins d’un centre éducatif moderne, qui ouvrit en septembre 2015.

    Aujourd’hui, dans le centre éducatif de la Nouvelle Ferme, les enfants à partir de trois ans, accompagnés de leurs parents et de manière indépendante, sous la direction de jeunes employés du musée, étudient l’histoire, s’initient à l’art, jouent à des jeux de société anciens, apprennent les secrets des métiers du musée, font de l’artisanat, programment et créent leurs propres expositions, fêtent les anniversaires et la nouvelle année. Le Centre du Musée dispose d’un arsenal de 17 abonnements pour les enfants en bas âge et les écoliers (du CP au CM2), qui combinent des cours, des expositions, des jeux interactifs, des ateliers créatifs et des excursions aux musées de Peterhof.

    En 2016, lors du forum panrusse des musées « Intermuseum 2016 », la Nouvelle Ferme fut reconnue comme le meilleur projet dans le domaine de l’éducation muséale en Russie. Le centre muséal est un participant permanent des festivals « Journées des enfants à Saint-Pétersbourg », « La ville des maîtres dans le jardin d’été », « Anton ici à côté », Geek picnic, « Alexander Carousel », le projet « Big Regatta », l’exposition St.Petersburg Design Week, et la campagne éducative « Total Dictation ». Lauréat du concours international de design, d’art plastique pour enfants « My Dream Room 2017 ».

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