Nikolaï Rimski-Korsakov

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Le meilleur de Nikolaï Rimski-Korsakov

Nikolaï Andreïevitch Rimski-Korsakov (en russe : Никола́й Андре́евич Ри́мский-Ко́рсаков) né le 6 mars 1844 à Tikhvine et mort le 8 juin 1908 à Lioubensk

Nikolaï Andreïevitch Rimski-Korsakov est un compositeur russe, né le 6 mars 1844 à Tikhvine et mort le 8 juin 1908 à Lioubensk.

Né dans une famille de nobles, le jeune Rimski-Korsakov est d’abord destiné par son père à une carrière d’officier de marine. Mais il se passionne dès ses jeunes années pour la musique, en particulier pour le piano et le violoncelle. Rimski-Korsakov fait ses études à l’école navale de Saint-Pétersbourg et prend part à la vie culturelle de la cité. Il se rend à l’Opéra et rencontre plusieurs autres compositeurs qui formeront plus tard avec lui le Groupe des Cinq.

En 1867, le compositeur produit ses premières œuvres significatives : Sadko, un poème symphonique, suivie de Fantaisie sur des thèmes serbes, puis de sa première symphonie, intitulée Antar. On y retrouve déjà un goût prononcé pour les mélodies folkloriques, ainsi que pour les contes et légendes russes. En 1871, Rimski-Korsakov est remarqué par le recteur du conservatoire de Saint-Pétersbourg et devient professeur de composition et d’orchestration, sans avoir la moindre expérience de l’enseignement. De l’avis de tous, il sera pourtant un professeur exceptionnel, pendant 35 ans, formant entre autres Sergeï Prokofiev et Igor Stravinsky.

La décennie 1880-1890 est celle de la consécration pour Rimski-Korsakov.  De plus en plus attiré par la direction d’orchestre, il décide de monter une série de concerts publics à Saint-Pétersbourg, où seront joués les œuvres de la jeune génération. L’expérience est un franc succès, et les artistes se pressent pour apporter leur partition au nouveau chef d’orchestre. Dans le cadre de ces soirées seront jouées plusieurs œuvres inédites, dont les premières créations d’un jeune compositeur prometteur : Sergueï Rachmaninov. Ses activités de chef d’orchestre finissent par mener Rimski-Korsakov en Europe, et il se produit par exemple à Paris lors de l’Exposition universelle.

Il ne délaisse pourtant pas la composition, et crée plusieurs pièces au style résolument russe, comme La Demoiselle des neiges, La Nuit de Noël (d’après Gogol), Le Conte du tsar Saltan (d’après Pouchkine), ou encore La Grande Pâque russe. Il s’affirme ainsi comme le véritable chef de file du Groupe des Cinq (Borodine – Moussorgski – Cui – Balakirev- Rimski-Korsakov), qui entend renouveler la musique russe, en s’inspirant des traditions populaires et en rompant avec l’esthétique occidentale.

Les dernières années de la vie de Rimski-Korsakov sont très prolifiques. Il compose onze opéras en moins de quinze ans ! Même si paradoxalement, il doit affronter des crises d’inspiration et souffre de mélancolie. Lors de la Révolution de 1905, le compositeur prend position pour les étudiants insurgés. Il est limogé de son poste de professeur au Conservatoire, avant d’être réintégré sous la pression des milieux intellectuels. Mais la censure tsariste le rattrape finalement en 1908 et fait interdire son dernier opéra, Le Coq d’or ; satire d’une noblesse vieillissante, sur le point d’être renversée part la Révolution bolchevique.

Très affecté par les événements, Rimski-Korsakov s’éteint d’une crise cardiaque, le 8 juin 1908, à 64 ans, dans sa propriété de Lioubensk.

Le Vol du bourdon est un interlude orchestral écrit en 1899-1900

C’est sans doute l’air le plus connu de Rimski-Korsakov. Il ne s’agit pas d’une œuvre à part entière mais d’un interlude orchestral, tiré de l’opéra Le Conte du tsar Saltan. Le morceau évoque la course du Prince Gvidon, métamorphosé en bourdon, pour rendre visite à son père. Son interprétation requiert une virtuosité certaine, et si la version originale est écrite pour violon, de nombreux arrangements ont vu le jour, pour piano, trompette, harmonica, etc.

Schéhérazade (en russe : Шехеразада / Chekherazada), est un poème symphonique créé à Saint-Pétersbourg le 

L’Orient est un des thèmes de prédilection de la musique russe du XIXème, et Rimski-Korsakov en livre son interprétation personnelle dans ce poème symphonique, inspiré des Milles et Unes Nuits. Sergueï Diaghilev adapta l’œuvre au ballet, deux ans après la mort de Rimski-Korsakov, contre la volonté de sa veuve.
Les premières mesures sont célèbres.

Anecdote sur Nikolaï Rimski-Korsakov

Malgré sa brillante carrière de compositeur, Rimski-Korsakov conservera son grade d’officier de marine jusqu’à ses quarante ans. Lors de la création de sa Première symphonie, en 1865, le compositeur fut même contraint de monter sur scène en uniforme pour recevoir les applaudissements, conformément aux règles de la marine Impériale.

Nommé plus tard Inspecteur des Orchestres de la Marine, il n’hésitait pas à essayer ses nouvelles créations avec les orchestres qu’il inspectait.

2019-03-11T14:34:31+00:00 11 mars 2019|Compositeurs, Culture russe|